‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 251 sur 404 · Mayr, die Insel M alla im Âltertum, p · texte numérisé non relu

Mayr, die Insel M alla im Âltertum, p

■i. Institut français d'archéologie, séance du 21 février 1912.

i. M. Carton (Association française paur Vavancement des sciences, Dijon, 1911, Mémoires, p. 77 i : conf. Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1911, p. 601) a

découverl cej lant dans le Nord-Ouest de la Tunisie, parmi les ruines romaines

de lin lin lie -m. ilrs . li-l ■ i- i - <1 « • | m il n i,.- . ilmuiTs ili- traits fri'niiu'trii]uesel de fleurs, exécutés au pinceau. Leur aspect et leur ornementation révèlent ilrs affinités

très réelles avec certi s poteries de la Cartilage punique, d'une part, el avec la

céramique lerne des Kabyles, d'autre part, constituant ainsi un chaînon qui

manquait jusque-là-. «Je n'ai pus mi ces tessons.

5. Il importerail aussi de mieux connaître le développement chronologique de celte cén i (ans les autres pays méditerra us.

6. Pausanias \. 17. 8) parle aussi d'i iccupation de la i'.tux- par des

Libyens, mais H ne dil pas quand ils y seraient venus.

.. Pausanias, X. 17. 1 : [Ipiôrot 6s Stxêrivai Xéyovtxc vavtrtv ;î; .r,\ vrjaov V >"< ?,i toi; AiS'jsiv r,v SipSo; ô Mxx^piSo;, 'Hpxx).éou; 51 Èicovon««8évTo; -j— ô AÏYUirtiwv ce xal AiôOwv. > L'Ile, ajoute Pausanias, prit le nom de ce Sardos. Les Libyens ne chassèrenl p.'is les indigènes, mais il- s.' mêlèrenl à eux, vivant

Il nous est impossible de dire s'il convient de rejeter cette invasion dans le domaine de la fable '. en même temps que le personnage, assurément fictif, qui l'aurait dirigée. L'Héraclès des Égyptiens et des Libyens dont il aurait été le fils était, ilit l'ausanias. surnommé Màxrjp'.ç, nom qui est probablement une déformation de Melqart. Cette légende renferme donc un élément phénicien : elle doit peut-être son origine à la conquête de l'ile par les Carthaginois, qui semblent y avoir établi île nombreux Libyens.

D'autre part, il y avait en Sardaigne un peuple que les Crées et les Latins appelaient 'loWeioi, 'IoXasTç, 'Pasïç, Ilienses, et <|iii, à l'époque punique, occupait les régions montagneuses. Aucun texte n'indique que ces hommes soient venus d'Afrique. .Mais l'ausanias- affirme qu'ils avaient tout à fait l'aspect, l'armement et le genre de vie des Libyens3. On a rapproché leur nom de celui d'Iol, divinité adorée par les Carthaginois et

comme ceux-ci dispersés dans des cabanes et dans dos grottes, car les uns et les autres étaient incapables de fonder des villes. • Silius Italicus, XII. 359-300 .

Libyci Sardus generoso sanguine Jîdcns Hcrculïs, ex sese mutavit nomina terrae.

Si ,1 i h. IV. I (Sardus, fils d'Hercule, venu de Libye, a donné son nom à l'Ile). — Une monnaie qui parait avoir été frappée en Sardaigne au !" siècle avanl noire ère

représente ce < Sard(us) Paler ., la tête surmonl l'une coiffure de plume-, ce

i|ui esl peut-être mie allusion à son origine africaine : Babelon, Monnaies de la République romaine, I, p. 223-4 et ûg. ; A. J.-Reinach, Revue archéologique, 1910, I. |i. 2.">, fig. 0 (m c'est bien une coiffure de plumes; d'autres reconnaissent un modius : Pais, dans Alli delV Accademia dei Lincei, Série terza, Memorie délia classe di scienze morali, VII, 1881, p. 324).

1. Je ne crois pas qu'on puisse invoquer (Pais, /. <■., p. 2711) la prétendue ressemblance du nom de la Sardaigne (2«p3w en grec) .née les noms de Saldae el .le Sardaval, ville el fleuve de Maurétanie.

:!. .h' ne sais s'il convient de parler ici des SapBoXiôuEç, dont il esl question dans un fragment de Nicolas de Damas Fragm. Iiist. graec, 111, p. 403. n" 137). Peul être étaient-ee des n .-nies d'Afrique, comme paraîtrait l'indiquer la comparaison de ce texte avec on passage d'IIellanicus {apud Min- , XI. o. p. 162,

a-b = Fragm. hist. graec, I. |>. 57, n" 93). -- M. Pettazzoni [Revue d'ethnographie et de sociologie, 1910, p. 219-232; voir aussi Rendiconti delV Accademia dei Lincei. 1910,

p. 89-91 ) ne m'a pas convaincu que l'analogie Hi certi - coutumes îles anciens

Sardes el de divers peuples africains (pratique de l'incubation, etc.) démontre une > connexion ethnique sardo-africaine ». Ces coutumes ont été constatées chez bien d'autres peuples.

identifiée par les Grecs avec leur Iolaos '. Faut-il voir en eux des Libyens? C'est là, je crois, une hypothèse assez téméraire. Il n'est nullement prouvé qu'lol ait été un dieu africain, et non phénicien. D'ailleurs la ressemblance des noms esl peut-être fortuite, et l'on ne saurait dire si ce rapprochement a plus de valeur qu'un autre, fait par quelques anciens : ils prétendaient que les Ioléens étaient des (îrecs, amenés en Sardaigne par Iolaos, neveu d'Héraclès 2.

Les tours appelées nuraghi en Sardaigne, comme aussi les sesi de l'île de Pantelleria et les talayots des Baléares, offrent des ressemblances avec les nombreux tombeaux cylindriques en pierres sèclies qu'on nomme ckouehels eii Berbérie3. Les chouchets dont l'époque peut être déterminée sont beaucoup plus récentes que ces monuments des îles, qui paraissent dater eu général de l'âge du bronze. Cependant je croirai- volontiers qu'il s'agit d'un type de sépulture très ancien, qui, comme tant d'autres choses dans l'Afrique du Nord, s'est conservé fort longtemps. Mais, même si l'on admet une véritable parenté entre ces diverses constructions, il n'est pas nécessaire de supposer qu'elles se soient répandues à travers la Méditerranée par suite de migrations importantes \

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