Meltzer, 11, p
3. Hécati lébul ilu v siècle, ou peut-être lin du vn. Fragments 313 et 315,
dans Frag. Iiist. graec., édit. Millier, I. p. -i. Sophocle, fragment du Triptolcinc (représenté en 40S), édit. de la collection Itidnt, ]i. 313, n' 3:17. Hérodote, etc.
i. Suidas, >. v. 'A?pt%avô$, écrit : Kap^r|Sùv, r, xai 'Açpnri] •/.*•. B-j&jx Xerons'vr,. .Mais il n'indique pas que le nom de Byrsa soil antérieur h celui de Karch etlmi.
:i. Le légendaire Gadmus personnifiait pour les Grecs la colonisation phénicienne : c'est ainsi que le poète Nonnus (Dionysiaques, XII, 335) lui attribue la fondation de cent villes en Libye. Aussi l'adjectif tiré de sou nom esl-il souvent aynonyme de ■ phénicien •; voir, par exemple, Silius Italiens, I. 6 . gens Cadmes », el I. 106 : • Cadmeae stirpis alumni ■• (il s'agit des Carthaginois). — L'épi thète oivovaaa (d'oîvos, vin) esl plus difficile à expliquer. C'est probablement il tort qu'on a voulu retrouver ce mot dans un passage lie Timée : voir plus loin, p. 380, n. 3.
6. L'indication d'Etienne a été reproduite par Eustathe (£. c, p. 251). Quant
énigmatique ' : peut-être désignait-il un quartier de la ville*. Movers 3 et d'autres après lui * ont voulu le retrouver sur des monnaies phéniciennes, frappées au second siècle avant J.-C. 5. La légende qu'elles portent commence par la mention des Sidoniens, suivie de EN (lettres formant un mot qui signiiie mère), puis d'un certain nombre de lettres qui, selon Movers, représenteraient les noms de Kambé, d'Hippone, de Citium et de Sur (Tyr). Kambé serait désignée par les trois lettres 2D3, qui viennent après dn. « On constate parfois, dit M. Babelon6, une variante dans le nom DD3, remplacé par 333 », lettres qui. pour Movers, signifient Kakkabé. Kambé ou Kakkabé aurait été le nom de la ville, colonie de Sidon, à laquelle aurait succédé Carthage, colonie de Tyr. Mais nous n'avons aucun indice sérieux de l'existence en ce lieu d'une colonie fondée par la ville de Sidon7. La « variante » 233 ne figure, à ma con-
.■lu \ioltirium d'Eudocio (allégué por Movers), on ne doute plus aujourd'hui que ce ne soit une compilation du xvi" siècle.
1. On l'a rapproché d'un vicus Caccaba de Syrie (Marins Mercator, Patrol. lui. de Mignè, XL VIII, p. SSi; cité par Sonny, Philologus, XL VIII, issu, p. 559); i'Heraclea Caccabaria, lieu du lilloral de la Provence, dans lequel on a voulu voir, sans raison plausible, un établissement d'origine phénicienne (par exemple, Bloch, dans Lavisse, Histoire de France. I, 2, p. 16); d" X/.y.-xi:/.',/ zzl/o;. colonie carlha^innise qu'Ktionue de Uyzance indique dans le voisinage du détroit de Gibraltar (cité par Sonny, (. <-.). — Bochart, Gesenius et d'autres veulent dériver Kzx/.iôr, d'un mot phénicien qui aurait signifié tête (voir Schrôder, die phômzische Sprache, p. 103, n. I); Sonny il. c), d'un mot, également phénicien, dont le sens aurait été « hauteur, colline » : dans cette hypothèse, il aurait pu s'appliquer à la colline de Saint-Louis.
2. A-t-on inventé la légende de la tête de cheval (voir plus loin) pour justifier l'étymologie, sans doute fantaisiste, qu'on donnait du mot Kaxxiëri et qu'Etienne de Byzance nous a transmise'.'