Vois de Syrie, p. ex; oonf. Movers, p
7. Virgile (Enéide, I, 0111-021 1 fait de Didon une (111e de Relus, lequel aurait résidé à Sidon (conf. Siliu-. Italiens, I, S", d'après Viririle); ailleurs (ibid., I, 729),
il parait dire que Bélus était, non le père de Didon, mais son ancêtre. Eustathe (/. c. p. 250), qui qualifie Union de fille d'Agénor, ou Bélos, appelle celui-ci roi des Tyriens. Faut-il von dan- les vers de Virgile un écho peu fidèle d'un auteur qui aurait indiqué Bélus, c'est-à-dire Baal, comme un dieu adore par les Sido niens, c'est-à-dire par le- Phéniciens en général, y compris naturellement les
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naissance, que sur un seul coin monétaire1 : ce n'est probablement qu'une faute. Au contraire, on lit Kaxxàë/] dans Etienne de Byzance; si, dans Eustathe2, qui a simplement copié Etienne, plusieurs manuscrits donnent Kàuër,, cette forme est sans doute fautive. L'équivalence Kaxxàê/) = KàuSy, n'est donc pas démontrée. Rien ne prouve d'ailleurs que, dans son interprétation des monnaies sidoniennes, Movers ait groupé les lettres comme il convenait et donné des mots ainsi constitués une explication exacte.
On voit combien tous ces arguments sont fragiles3. Cartilage ne fut assurément pas fondée dans un lieu inconnu des Phéniciens, mais il est impossible d'affirmer qu'elle ait pris' la place d'une autre colonie '".
Tyriens (eonf. Josèphe, Antiq. Jud., VIII, 13, I : -cm Tupicov 9ecô, ov Bfj),ov 7cpoaa- ■yopEijû'jfft)? II est superflu d'énumérer les vers où Virgile indique <|ue Carthage fut fondée par des Tyriens. S'il qualilie Didon et Carthage de « sidoniennes . (I, 446, 613, 677-8; IV, 73, 683), il applique aussi à Tyr cette épithète (IV, 545), synonyme de ■ phénicienne ».
1. Sur la monnaie que M. Balielon a publiée dans son volume Perses Achiménides, p. 236, n° 1619, pi. XXX, fig. 20.