‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 285 sur 404 · Corpus, I. n' 256, 2X9, 385, 181, 600, 628, etc · texte numérisé non relu

Corpus, I. n' 256, 2X9, 385, 181, 600, 628, etc

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12. La Forme 'Ej.iaaatp, dans VBtymologkon Magnum (s. v. Aiou), est une rêmi niscence biblique, comme l'observe Meltzer, I. p. 173.

telles. 11 est vrai que, malgré quelques témoignages suspects1, les Carthaginois ne semblent pas avoir divinisé des humains-. Mais ne peut-on pas supposer que des Grecs aient confondu la femme qui passait pour avoir fondé Carthage avec une déesse regardée comme la protectrice spéciale de cette ville, comme celle qui avait présidé à sa naissance et à sa fortune; avec une déesse qu'une épithète désignait peut-être comme la fondatrice de la cité? Habitués au culte des héros, ils auraient retrouvé sans peine dans cette divinité l'Elissa historique, ou prétendue telle3. Le nom de Dido, indiqué par ïimée, par Nsevius*, par Ënnius5, a prévalu sur celui d'Élissa, sans doute parce qu'il a été adopté par Virgile". Il ne l'a cependant pas fait oublier7. Un passage de Velleius Pàterculus" laisserait croire qu'il n'était pas universellement accepté, et c'est peut-être pour cette raison qu'il a été omis dans le récit reproduit par Justin. D'après Timée, Elissa n'aurait reçu ce nom qu'en Afrique. Servius''1 dit même qu'il ne lui fut donné qu'après sa mort. Timée, on l'a vu, prétendait qu'Elissa fut ainsi appelée par les Libyens à cause de ses nombreuses pérégrinations1". D'autres soutenaient

1. Hérodote, VII, 167 (erreur : voir n. 3); Polybe, X, 10, Il (Movers, 11,2, p. 99, croit qu'il s'agit d'un dieu); Salluste, Jag., [.XXIX. 10 (simple fable).

2. Conf. Movers, I, p. 609. — Silius Italicus (I, SI et suiv.) décril un temple consacré aux mânes d'Élissa, fondatrice de Carthage; il aurait été situé au milieu de la ville. .Mais ces vers n'ont aucune valeur historique. Silius parait s'être inspiré d'une indication semblable a celle qui termine le récit de Justin et aussi d'un passage de VÉnéide (I, 441 el suiv.), relatif à un prétendu temple de Junon que Didon aurait élevé a Carthage.

:i. Hérodote (VII, 167) parle d'ho irs divins rendus par les Carthaginois au

-nierai Hamilcar, qui périt en 480. Il est très probable que ces hommages s'adressaient en réalité à Melqarl (Meltzer, 1, p. 215-6, 501). Hamilcar a pourtant été un personnage historique, donl personne ae conteste l'existence,

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