Voir plus haut, i>. 387, n. U
i. Movers, II. 2, p. 508. Meltzer, I. p. 13G cl '.77.
5. Meltzer il. p. 127 et 134) ne conteste pas i| :c roi ail existé el qu'il ail
régné à la lin du i\ siècle. Mais il croit que la ressemblance de son nom avec celui du dieu Pygmalion, qui était mêlé à la légende de la fondation de Carthage, a déterminé X e à placer celle Fondation sous son règne. I 'es( ce qu'il
faudra! I prouver.
L'existence d'une sœur de ce Pygmalion, qui se serait appelée Ëlissa et qui aurait émigré en Afrique, a été beaucoup plus contestée' et est en effet très contestable. ^\lais, au risque de nous faire accuser de manque de critique, nous avouons qu'elle ne nous parait pas tout à fait inadmissible -. Ménandre d'Ephèse : et Caton ont parlé d'Elissa (le premier sans la nommer) et ils ne semblent pas s'être inspirés de la tradition qui nous est parvenue par Justin.
En tout cas, il faut accepter le témoignage des nombreux textes qui aflirment que Carthage fut une colonie tyrienne''. Fut-elle fondée par des fugitifs, contre le gré du gouvernement de Tyr? On peut en douter, car elle resta dans la suite étroitement unie à sa métropole '. IVudanl des siècles, elle attesta son attachement, et même sa dépendance, par des hommages officiels. Tous les ans, une ambassade allait célébrer un sacrifice au temple d'Hercule (Melqart) à Tyr6; elle apportait une
1. Outre l'hypothèse qui fail d'Elissa une déesse, on en a présenté une autre.
Ce nom a été rapproché d'Elishah (n2?1'?N)i nom géographiq [ui est indiqué
dans l.'i Genèse (X, 4 : Blishah, Tarshish, Killmi, [U]odanirn, enfants de Javan) et dans Ëzéchiel (XXVII, 7 : pourpre des iles d'Elishah) el qu'on a supposé avoir désigné Carthage : voir (après Schulthess, Stade, E. Meyer) Schôll, dans
Realencyklopddie d'Herzog-Hauck , IV, p. 712-:'.. i.,-i prétendue r latrice de
Carthage sérail un personnage Qctif, inventé d'après ce a le Lieu. Malheureusement, le site d'Elishah ue peul pas être déterminé. D'aulre part, ya-t-illieu
de confondre le i le femme I"I2??J>, attesté par des inscriptions puniques,
avec le i n£",L\\' '•'
2. l'n savanl comme A. um Gutschmid (Kleine Sehriften, II. p. C4) a cru a l'existence d'Elissa.
:). C'est-à-dire, peut-on croire, la source tyrienne de Ménandre : voir plus haut, p. 389, n. 3.
4. Outre les textes cités précédemment, voir Diodore de Sicile, XVII, 40, el XX, 14: Tile-Live, XXXIII, 49, 5; Strabon, XVII, 3, 15; Pline l'Ancien, Y, Tli; Ancien, Anabase, II. 24, 8; etc.
•'i. ('.oui. Quinte-Curce, IV, -, in : ■ Caithaginem Tyrii çondiderunt, aemper pareil l u m loco culli. »
li. Quinte-Curce, '. c. : ■■ Carthaginicnsium legati ail celehrandum sacrum
offrande qui, d'après une indication de Diodore uV Sicile1, représentait à l'origine la dixième partie de tous les revenus de la république. Plus tard, ajoute cet écrivain, les richesses et les revenus des Carthaginois s'étant beaucoup accrus, ils sebornèrent à des dons plus modestes. Mais les périls dont l'expédition d'Agathocle les menaça leur inspirèrent des scrupules; ils envoyèrent alors à l'Hercule tyrien de grandes sommes d'argent et de magnifiques offrandes. Les vaisseaux qui portaient à Tyr les présents destinés aux dieux sont encore mentionnés peu d'années avant la destruction de Carthage2. <m mentionne aussi des dons extraordinaires faits après des victoires : au vie siècle, la dîme du butin que .Mali bus fit en Sicile et que le fils de ce général porta à l'Hercule tyrien, sur l'ordre des Carthaginois3: à la fin du Ve, une statue de bronze d'Apollon, provenant d'un temple voisin de Gela et envoyée à Tyr. où elle parait avoir été placée dans le sanctuaire d'Hercule '.
Dans un traité conclu avec Rome au iv siècle, les Carthaginois faisaient figurer, auprès de leur nom. celui des Tyriens . Ceux-ci furent encouragés dans leur résistance à Alexandre par
anniversarium more patrio tune vénérant. ■ Arrien. Ânabase, II. 24, 5 : Kxç,//,- Sovûov rive; Bscopol ï; T'.;j.r4v toj 'HpxxXÉO'Jç v.x-x or, ::-a vôp.tw stoc).acov i\; rr,v
[ATjTpOICO) tV 2-:/.0'J.;VO:.