‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 288 sur 404 · XX · texte numérisé non relu

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2. Polybe, XXXI, 12 [=XXXI, 20], en 162 avanl J.-C. : vaûv hpa-fwrôv... --à

ItXoîtt ... è»1 oi: i'.: ttjv Tupov Iv.T.ly-'i-j-vi >j\ Kap^Y]Sôvtot ~x; r.x-^:rrj; x~xy/x;

coi ; Ssoî ;. — En 195, Uannibal, s'enfuyanl sur nu vaisseau cl passant par l'Ile de Cercina, prétendil qu'il était envoyé en ambassade a Tyr : Tite-Live, XXXIII, 48, :t.

a. Justin, X\ III. 7. 7.

i. Diodore, Mil. ms. Conf. Quinte-Curce, IV. 3, 22.

•'i. Polybe, III. 2i, :t : Kap-//]Sovîwv xal Tupéwv. Polybe (III. 21. 1) nul.' cette mention des Tyriens. Il esl vrai que M. Hirschfeld {Rheinisches Muséum, LI, 1896,

p. 476) croit que, dans la traduction gr [ue donl Polybe se sérail servi, il y

avaii lùf/r/>,v:Mï xupiajv. Il s'appuie sur un passage <lu traité conclu entra Hannibal el Philippe de Macédoine, dans lequel on til (Polybe, VII, 9, -"il : xuplouc Mxy/rfi',i:'ij:. Je ne vois pas de raison d'adopter cette opinion, non plus qu'une hypothèse de M. Beloch (BeitrSge sur alten Gesckichte, I, 1901, p. 283-4), qui esl disposé a supprimer xai el a expliquer: • les Tyriens de Carthage». Voir une autre hypothèse, indiquée au chapitre suivant, p. 123, ". I.

l'espoir que Carthage les assisterait1; si elle n'osa pas intervenir, elle accueillit ilu moins un grand nombre de femmes, d'enfants et de vieillards, qui sortirent de la ville assiégée2.

Quand Tyr fonda-t-clli' celte colonie3?

Carthage, détruite, comme on le sait, en 146 avant notre ère, dura six cents ans environ, selon Cicéron4, sept cents ans. selon Tite-Live et Appien6. Ce sont là des chiffres approximatifs. D'autres textes sont plus précis. Timée le Sicilien, d'après le témoignage de Denys d'Halicarnasse 7, plaçait la fondation de Carthage trente-huit ans avant la première olympiade. Cette date correspond à l'année 81 i avant J.-C, ou à 813, si l'on compte l'année initiale et l'année finale8. Dans la République", Cicéron indique trente-neuf ans. 11 dit aussi de combien d'années la fondation de Carthage précéda celle de Home; mais le mot sexaginta, qu'on lit dans le manuscrit mutilé, devait être complété par un autre chiffre10. Velleius Paterculus marque un intervalle de soixante-cinq ans"; il attribue à Carthage une

1. Diodore, XVII, 40. Quinte-Curce, IV, 2. lu. Jusim. XI. 1". 12.

2. Diodore, XVII. il cl 46. Quinte-Curce, IV. :i. 20. Justin, XI, lu. 14.

3. Sur cette question voir, entre autres : Movers, II. . p, 150 el suiv. : Millier, Geographi graeci minores. 1. p. xx. note; Meltzer, 1, p. lus el -un., iM <■! suiv.; 11. p. 157-8; Gutschmid, Kleine Schriften, II. p. 91 et suiv.: Aly, Rheinisches Muséum, LXVI, 1011, p. 000-6.

i. De Re publica, I. fragment 3 (édit. C. F. W. Mûller, p. 305) : « nec tantum Karthago habuissel opum sescentos 1ère annos sine consiliis et disciplina ». .'i. Epit. libri 1.1.

6. Lib., 132 (peut-être d'après Polybe : Meltzer, I. p. 162). Il faut dire qu'ailleurs (ibid., ."il i. Appien attribue à Carthage une existence de sept cents ans dès la lin de la seconde guerre punique, c'est-à-dire plus d'un demi-siècle avant sa chute. — Voir encore Suidas, s. v. 'Açpizavô?.

7. Anliq. Rom., I, T'i : Tî|iato; \i.n ', Sixe) :'•>-■/,; ... S|xa KapX'iôôvi XTiÇopievï] •[Viizbx: piria-lv iil s'agil de Home), ôfôôto xai rpiazoa-â itpô-Epov i-i\ -V,; kçxAtt^

8. L'indication de Denys est confirmée par un passage du traité De mirabilibus auscultationibus (§ 134), si l'on admel que ce passage ;iil été copié dans Timée : voir plus haut, p. 360, n. T.

0. II. 23, i : > ...sexaginta annis antiquior, quod eral XXXVIIIIante primam ni\ mpiadem condilo ».

10. Suppléer > [quinque et ». car Cicéron devail admettre ici la date de T.'ia pour la fondation de Rome : Meltzer, I. p. 161.

11. l, ii, 1 : - Vnte ai s quinque el sexaginta quam urbs R ano conderelur...

Carlhago conditur. •

30s COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE CARTHAGE.

durée de six cent soixante-sept ans '. chiffre qui nous conduit à l'année 813. Nous trouverons la date de 811. si nous ajoutons soixante-cinq ans à l'année 731-750, qui correspond à l'.ère de Rome adoptée par Polvbe et par d'autres, et si nous comptons les années initiale et finale. Le chiffre de six cent soixante-huit ans. qui nous amène à 814 (ou à 813, en comptant les années extrêmes), se lit dans la Chronique de saint Jérôme-', en compagnie, il est vrai, d'une autre date : « Cartilage tombe au pouvoir des Romains, six crut soixante-huit ans. ou comme d'autres l'affirment, sept cent quarante-huit ans après sa fondation. » L'intervalle indiqué par Servius entre les fondations de Carthage et de Rome est de soixante ou de soixante-dix ans1 : en adoptant le premier chiffre et eu admettant l'emploi de l'ère varroiiii'iine, nous tombons à l'année 813. Un passage de Justin', tel qu'il nous est parvenu ', marque un intervalle de soixante-douze ans. < >n a proposé de corriger ce chiffre en soixante-deux' : si mois comptons les années extrêmes et si nous parlons de l'ère varronienne, nous arrivons à 814. Selon Sol i il ■ . Carthage fut détruite après une durée de six cent soixante-dix-sept ans: la correction 667 nous fait revenir au chiffre de Velleius et à la date de 813 8.

1. l, 12. ."> : < Carlhago dirdta est, cum stelissel annis DGLXVII. •

2. \ l'année d'Abraham 1871 (Eusèbe, Chron., édit. Schônc p. 129) : Carlhago i;i dilionem Romanorum... redigitur, babens a condilione sui ann. DCLXVIH, ni vei'o alii adfirmant, DCCXLVIIi • (des manuscrits donnent DCLXVIIH

el DCCXLVI1II). — Il ) o dans Eusèl i sainl Jérôme diverses autres indications,

qui sdiiI sans valeur : Movers, II, 2, p. 155-7; Meltzer, I. p. 102-3.

:;. l„ Icncid., I. 12. où les manuscrits donnenl soil LXX, -«il LX; Un L, I. 267, o i. saut nu. il> donnenl LXX.

i. XVIII, ''. 9 : •■ Condita est haec urbs LXXI1 annis anle quam lloma. ■•

5. El tel que l'a lu Paul Orose, Adversum pagartos, IV, C, l.

il. Meltzer, I, p. iOI

7. XW'II. 10 : > Carlhago [uae posl annos DCLXXV11 exciditur quam Fueral

constitula. ■ tfous don is lii leçon du manuscrit d'Heidelberg; pour les autres

leçons, voir lo seconde édition de Mommsen.

s. \l. I;<ili (ft/iet'nisc/i 's tfuseum, XLIX, 1894, p. 208-9 croit, i Movers (voir

plu loin, p. 399, h. 2), que le chiffre 72 a. ni être conservé dans Justin; il main tient aussi le chiffre 077 dans Solin, qui dépendrail de Trogue-Pompée. Celui ci, qui plaçai! la fondation de Tyr un an avanl la prise de Troie (Justin, XVIII.

Nous avons donc une série de textes qui ûxent à la fin du IXe siècle la fondation de Carthage. Les uns indiquent une date qui correspond certainement à 81 i 813 avant notre ère, d'autres donnent une indication semblable si on leur fait subir de légères corrections.

De sou côté, Ménandre d'Ephèse, citant un document tyfien ', plaçait la fondation de Carthage dans la septième année du règne de Pygmalion. Dans l'état actuel île nos connaissances, nous ne pouvons pas affirmer que cette date corresponde exactement à 8li-Si;5J. .Mais rien n'empêcbe d'admettre la concor-

3. 'ii. l'aurait datée d'après rc de Troie très usitée, comuiençanl en J208,

par conséquent de l'année 1209. Il aurait trouvé, soil dans Ménandre d'Ephèse, soil ailleurs, des indications chronologiques semblables à celles que Josèphe nous .-i conservées (voir à la n. 2 de cette page) et, en les combinanl avec ! date de 12 19, il aurait été conduit a fixer la fondation de Carthage a l'année 824. En retranchant de ci' chiffre la date de la fondation de Rome, il aurait obtenu le chiffre 72. On voit combien tout cela esl hypothétique.

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