c tne'le croit, entre autres, Meltzer, I. p. 210 cl suiv
7. Conf. Frecman, II. p. 166-9, 510-3; E. Meyer, III. p. 356.
s. Diodorc (XI, li parle d'un traité : ■ Xerxès envoya des députés aux Cartho
gïnois en mic d'une action co te. Il convinl avec eux qu'il attaquerai! le.
Grecs liabitanl la Grèce; que, dans le mè loups, les Carthagi s rassemble-
.in n .le grandes forces ci iraienl vaincre les Grecs de Sicile ci d'Italie. Conforiii cm <■ 1 1 1 à cette convention, les Carthaginois, etc. » Conf. I lore, XI. 20.
FORMATION DE L'EMPIRE DE CARTHAGE. i:y:>
la Méditerranée occidentale tout entière. Isolés sur les côtes de liaule et d'Espagne, les Phocéens n'auraient sans doute pas tardé à succomber1.
Nous avons sur celte guerre de Sicile de courtes indications d'Hérodote- et un récit plus détaillé de Diodore3, emprunté probablement à Tiniée*.
Là direction de l'expédition fut confiée au roi 5 Hamilcar G, qui était fils et frère de deux chefs illustres, Magon et Asdrubal, et qui, lui-même, avait peut-être déjà commandé dansl'ile7. 11 est vraisemblable que. s'inspirant de la politique impérialiste de sa famille, il avait tout fait pour déterminer ses concitoyens à prendre l'offensive. Carthage mit à sa disposition des forces très importantes : une flotte composée, dit-on, de deux cents vaisseaux de guerre" et de trois mille transports', une armée de trois cent mille hommes1", levés en Libye, en Ibérie, en Sardaigne, en Corse, en Ligurie, sur le littoral de la Gaule entre le Rhône et les Pyrénées ". Ces chiffres peuvent être exagérés : il est à croire cependant que les Carthaginois n'avaient jamais encore fait un tel effort. Les préparatifs auraient duré trois ans 12.
1. On m' voit pas. cependant, qu'ils aienl rien fail pour soutenir les Grecs de Sicile.