‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 343 sur 404 · E. Mever. Geschichte. III. p. G8Q · texte numérisé non relu

E. Mever. Geschichte. III. p. G8Q

4. Polybe, III. 22. .vo : » Ni les Romains, ni les allies des Romains ne navigueront au delà du Beau Promontoire (ÈTtÉxeivcc zov Ki/oC iKpwwipîou), a moins qu'ils n'y soient contraints par la tempête eu par la poursuite de leurs ennemis, m quelqu'un d'entre eux y esl poussé contre sou gré, il ne lui sera permis d'y rien acheter, d'y rien prendre, sauf ce dont il aura lies pour réparer son navire

"Il pOUr saeïllier. ..

.'i. Meltzer (dans Commentationes Fleekefaenianae, Leipzig, isuo. p. 259-270) a prouvé, contre Tissoi et d'autres, qu'il faut placer au Bas Sida \h el M&kiti le lsa>>,v àxpwt^piov, qui, ''H Polybe (III. 23. 1), se trouve .m Nord de Gafrtbage. — Tite-Live (XXIX, 27. I2i dit Pulchri promanturium, ce qui est peut-être une

4b8 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE CARTHAGE.

question soit obscure, on peut supposer que le terme « au delà » signifie, non pas dans la direction des Syrtes, comme le croyait Polybe1. mais dans la direction de l'Ouest2. Dans le traité de 348, une clause défendit aux Romains de faire du butin et du commerce, et de fonder des villes au delà de ce même promontoire '.

Il est probable que Carthage fît les mêmes défenses aux Grecs, qui connurent fort mal l'Afrique du Nord, à l'époque où elle y dominait. Hérodote ne sait rien du pays, par delà les côtes orientales de la Tunisie, et si le Pseudo-Scylax ' donne une liste, assez courte, de ports et d'îles entre Carthage et le détroit, il n'est pas prouvé qu'elle ait été dressée par des marins grecs.

Ce fut sans doute avant l'expédition d'Hannon que Carthage se rattacha l'antique cité de Lixus et les autres ports phéniciens qui pouvaient exister entre le détroit et le lieu où Hannon fonda sa première colonie sur l'Atlantique, Thymiatérion (Méhédia).

En général, il nous est impossible de dire quelles furent,

expression plus exacte que celle de Polybe. Le même cap csl appelé ailleurs promunturium Apollinis (voir Tissot, I. p. 137. qui a raison, je ends, malgré les réserves de Meltzer, l. c, p. 261-2) : Pulcher ne serait-il pas la traduction d'une épithète donnée a l'Apollon phénicien?

1. III. 23, 1-2. Selon lui, celle clause avait pour objet d'empêcher les Romains de connaître la Byssàtis (région de Sousse) et les lieux de la petite Syrte appelés les Kmporia, à cause de la fertilité de ces pays.

J. Comme le pensenl de nombreux savants : par exemple. Meltzer. I. p. 181, 188-9, ci Comment. Fleckeiscnianae, p. 265-8; Soltau, dans Philologus, XL VIII, 1889, |>. 278; E. Meyer, Geschichte, 11. p. 708; von Scala, die Staatsvertriïge des Aller/unis, I. p. 31. — Si l'on adople l'opinion de Polybe, il faut en conclure que le traite interdisait aux Romains de se rendre a Carthage, car les Carthaginois m1 pouvaient pas, sans s'astreindre à une surveillance compliquée, défendre de naviguer (jaïi iAeïv 'Ptojiatoy?) au Sud du Beau Promontoire, tout en permettant de naviguer vers leur ville. Or, quoique le traité, tel que Polybe le rapporte, ne le dise pas. il est probable que l'accès de Carthage était autorise. C'est ainsi que

Polybe l'a compris (III. 23. 4), el une clause du second traite l'indique formelleineiii du. 24, t-i. Le second traite interdit ion i commerce eu Libye (c'est-à-dire, croyons-nous, a l'Esl et au Sud du Beau Promontoire), sauf a Carthage. Mais il m' défend pas de naviguer dans ces parages: le contrôle pouvait s'exercer facilement dans les ports nu le- Romains étaient autorisés a entrer pour prendre des

vivres el pour réparer leurs navires.

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