‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 345 sur 404 · Traducl grecque dans Polybe, III. 22 el suiv · texte numérisé non relu

Traducl grecque dans Polybe, III. 22 el suiv

u.j COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE CARTHAGE.

villes; mais, s'ils en prennent une. ils la remettront intacte aux Romains. Ils ne construiront aucune forteresse dans le pays des Latins. S'ils y entrent à main armée, ils n'y passeront pas la nuit'. » On lit dans le second traité : « Si les Carthaginois prennent dans le Latium une ville qui ne soit pas soumise aux Romains, les biens et les habitants de cette ville leur appartiendront, mais ils rendront la ville'. » Carthage renonça donc, par égard pour Rome, à toute tentative d'occupation dans le Latium. Il est probable qu'elle prit des engagements analogues envers les Etrusques. Nous pouvons même nous demander si ses marchands fréquentaient beaucoup les côtes de l'Italie centrale; en tout cas, les découvertes archéologiques ne nous apprennent rien sur leur commerce', tandis qu'elles attestent une importation très active des produits grecs depuis le vu' siècle.

On voit que, malgré l'étendue de l'empire qui lui appartenait au vc siècle, Carthage avait à compter avec des rivaux qu'elle avait été incapable d'évincer, et aussi avec des alliés qui pouvaient un jour devenir de redoutables adversaires. Surtout la question de Sicile restait ouverte. Les Carthaginois firent plus tard, mais en vain, de nouveaux efforts pour chasser les Grecs de la grande île : ils ne parvinrent pas à s'assurer la posses sion exclusive de cette clef de la Méditerranée occidentale.

Jusqu'au Ve siècle, Carthage ne fut qu'une puissance maritime. Maîtresse d'une grande partie des côtes de l'Occident, elle n'avait pas de territoire en Afrique'. Au delà de ses murs,

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