Pline, V
lait à travers une région « déserte, brûlante, sablonneuse, stérile ' ».
Au Sud du massif de l'Aurès, Vadis (aujourd'hui Badès) était située « dans dessables secs, brûlés par le soleil ' ».
Dans le Sud de la Tunisie ', le chott el Djerid et le chott el Fedjedje n'étaient pas [dus (''tendus dans l'antiquité que nos jours'. La croûte de sel qui forme la surface de ces lacs ne s'est pas abaissée. Au milieu même du chott el Djerid. sur une piste, on rencontre un puits ancien (Bir el Menzof), obstrué depuis longtemps, qui s'alimentait par une nappe d'eau douce. < >r le rebord de ce puits ne dépasse que de deux ou trois pieds le sol environnant"'. Il est évident qu'autrefois la croûte saline qui permettait de l'atteindre ne devait pas, ou du moins ne devait guère s'élever au-dessus du niveau actuel. La grande voie militaire, établie au début de l'ère chrétienne, qui reliait Tébessa à Gabès, franchissait l'extrémité .Nord-Est du chott el Fedjedje, et une borne, placée au 155e mille, a été trouvée sur le bord da choit, près des dernières terres cultivables". On peut en conclure que. comme aujourd'hui, il n'y avait à cet endroit que des efflorescences salines, faciles à traverser, même pour de lourds chariots.
Tacapes ((iabès) était, au témoignage de Pline, qui paraît l'avoir visitée, une oasis au milieu des sables7. Au Sud des chotts, au Sud-Est de (iabès et le long de la route qui reliait l'Africa à la Cyrénaïque, on essayail de remédier à la pénurie
1. Pline, V, 51 cl 32 : • per déserta ii ardeulia,... per harenosa ''i squnlentia ».