Corippus, 'Johannide, I
--î - Il ne faui pas, i cette région, chercher des arguments en faveur d'une
modification de l'hydrographie dans les indications qu'Hérodote, le PseudojScylax el Ptoléméc donnent sur le lac Tritonis el le neuve Triton. Voir dans Tissot, Géographie, 1. p. 100 el suiv., la critique de ces textes, i|ui conliennenl manifes le ni de T.'i\ es erreurs.
4. Conf. Partsch (écril cité plus haut, p. 40, n. II. p. 123-4.
5. Tissot, I. p. 126. Thomas, Essai d'une description géologique de la Tunisie, I. p. III el (1g. I I, a la p. II'.' (d'après un croquis il'' Tissot).
G. Toutain, dans Mémoire d, i Intiquaires d ■ France, \.X\X. 1903, p. 204 el carte. 7. Pline, Wlll, Iss : . m mediis harenis ..
de l'eau courante par des puits et des citernes, si nécessaires aux voyageurs que les Itinéraires anciens les mentionnaient1. C'eût été un prodige, au dire d'un poète africain, de voir les ravins des Syrtes apporter de l'eau à la mer2. Entre le rivage, où s'élevaient les villes de Sabratha et d'Oea, et le rebord du plateau saharien, il n'y a pas de ruines dans la région plate appelée aujourd'hui la Djeffara3; on ne pouvait pas plus y vivre autrefois qu'aujourd'hui4. Le littoral de la grande Syrte est. dit Strabon ;, un pays sablonneux, desséché, stérile. Des vers de Lucain' décrivent cette côte, où il ne pleut pas, où la chaleur et la poussière s'opposent à toute végétation. Cinq cents ans plus tôt, Hérodote indiquait déjà ' que le pays situé dans le fond de la Syrte était dépourvu d'eau8.
Tel était le littoral. A l'intérieur, au delà de la bordure du plateau saharien, dont les falaises dominent à pic la Djeffara, c'était le désert brûlant, inhabitable, « de vastes déserts, dit Pline9, s'étendant dans la direction du pays des Garamantes »; « des lieux tristes, où il n'y a nul moyen d'aller ni de vivre», dit Corippus10. Pour se rendre de la côte chez les Garamantes,
1. Talilc de Peutinger : Puteo (au Sud des chotts : Putea Pallene, Ad Cisternas (conf. Ptolémée, IV. 3, 4), l'ulea nigra (sur la route du littoral). — Voir aussi Enquête sur les installations hydrauliques romaines en Tunisie, I. p. 202 el suiv.; II. p. 17 et suiv.; Carton, Élude sur les travaux hydrauliques des Romains en Tunisie (Tunis. 1897), p. 34.
2. Anthologiu latina, édit. Dièse, p. 273, n" 349. — En 347. les Byzantins et les
indigènes se livrèrent mu1 m-aude balaille | r la |ms>ession d'une rivière qui
donnait de l'eau, à une quarantaine de kilomètres au Sud-Esl deGabès : Corippus, Johannide, VI. 473 el suiv., 193 et suiv., 513.