IV. I
i. Conf. Vivien, p. 302-:!: Tissot, '. c, p. 2i:t: Millier, édit. de Plolémée. n. a p. 577-8.
.'i. V. !i. d'après Polyl i agrippa.
0. So).oevT(a à/.pa, que Ptoléi ilY. t>. 2) place beaucoup plus au Sud, est soil
une répétition erronée, soil le nom d'un autre cap. — Hérodote a connu aussi un
cap Soloeis : II. 'XI. où il ilil que ce pr intoire termine la cûte septenlr aie
de la Libye, qui commence a l'Egypte; IV . 43, où il indique que Sataspès, ayant doublé le Soloeis, navigua vers le Midi. Beaucoup de -avants (entre autres, llluii, |i. 16) croient qu'il s'agit du cap Spartel, situé a l'extrémité Nord-Ouesl de l'Afrique, près de Tanger. Mai- Hérodote (IV, iN.'ii prolonge la Libye mis l'Occidenl bien au delà des Colonnes, donl le cap Sparte] esl si proche. On peut admettre que son Soloeis esl aussi le cap Cantin.
7. Opinion la plus répandue : voir, entre autres, Mu lin-. Geogr., n. à p. 3; Vivien,
482 COLONISATION PHEMICIENNE, EMPIRE DE CA.RTHAGE.
dénudé1, mais bien d'autres lieux de l'Afrique du Nord ont perdu leur végétation depuis l'antiquité. Il est vrai encore qu'au delà du cap, nous ne retrouvons pas la lagune dont parle Hannon"2; on peut supposer qu'elle s'esl desséchée3. Ce qui est plus grave, c'est qu'on ne s'explique pas comment la flotte carthaginoise, ayant doublé le Soloeis. a pu naviguer vers l'Est pendant une demi-journée. Après le cap Cantin, la côte tourne au Sud-Sud-Est sur une quinzaine de kilomètres tout au plus, puis au Sud. au Sud-Ouest et, de nouveau, au Sud. Si le Périple est exact, le littoral s'est beaucoup modifié aux dépens de la mer : hypothèse assurément contestable.
D'aulres placent le Soloeis d'ilannon bien plus au Sud, au cap Ghir4. Ce promontoire forme une saillie plus forte et plus haute que le cap Cantin; au delà, le littoral tourne uettemen à l'Est, puis au Sud-Est. La lagune aurait été vers l'embouchure de l'oued Sous. A quoi l'on peut objecter qu'après Thymatérion, Hannon serait allé bien loin pour, fonder de nom elles colonies, quoique les sites favorables pour servir de débouchés à des pays fertiles ne manquassent pas dans l'intervalle; qu'en nuire, ces colonies auraient été échelonnées sur un espace assez restreint, entre un point situé à une journée au Sud de l'oued Sous et l'embouchure de l'oued Draa (Lhcos d'ilannon). le long d'une cé>te pr.esque complètement dépourvue de lieux propres à servir de ports, dans une région de valeur médiocre. D'ailleurs, la comparaison entre les textes d'ilannon et de Scylax nous paraît trancher la question en faveur du cap Cantin.
p. 302-3; Bunbucy, p. 329; MclUei, p. -il: Tissot, p. -il h suiv.;Mer, p. '-■>: Gôbel, p. 57-58; Fischer, p. 11-12.