‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 358 sur 404 · Voir g · texte numérisé non relu

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7. Miiller, Geogr., a. à p. 5; Tissot, p. 255; Enlz, p. 25; Trêve p. 22, [tan; Fischer, p. 18-19; Uling, p. 19. Vivien (p. 369, 377, 383) identifie le Lixos avec l'oued Sous. Le M ru m- Lixos que Strabon mentionne (11,3, l) est probablement

aussil'oued Draa (conf. Meltzer, 1, p. 507). Selon Pausanias (I, 33, 5), qui c mel

h reste des confusions, 1rs AiÇïrai sonl les derniers des Libyens dans la direction de l'Occidcnl el habitent auprès de l'Atlas.

s. Pline, V, 9, d'après Polybe ou tgrippa. Ptolémée, IV. ti. 2 : AâpaSo;, au

Les interprètes que les Carthaginois emmenèrent parlaient peut-être quelque dialecte libyque '. Nous verrons qu'ils ne rendirent pas tous les services qu'on attendait d'eux.

« VIII (suite). ...nous longeâmes le désert, dans la direction du Midi, pendant deux jours, puis dans la direction du soleil levant, pendant un jour. Alors, nous trouvâmes, dans renfoncement d'un ^-olfe, une petite île. ayant une circonférence de cinq stades-; nous l'appelâmes Cerné et nous y laissâmes des colons ;. D'après notre voyage, nous jugeâmes qu'elle était située à l'opposite de Carthage, car il fallait naviguer autant pour aller de Cartilage aux Colonnes que pour aller des Colonnes à Cerné '. »

ij-i>n 1 lif : conf. IV. 6.3. où les manuscrits donnent aussi Aipxooc, au nominatif. - Ce -'Tait li' fleuve que le manuscrit du Pseudo-Scylax (§ 112. p. 93) appelle 3iûv : opinion de Millier [Geogr., n. a p. ."> cl 93), Tissol (p. 255), Entz (p. 29), Fischer (p. 18), [lling (p. 10). Millier (édit, de Ptolémée, n a p. 574) corrige même Eiâv en X'.'v.m-i. Cela ne me parait pas certain. Scylax dit que des Éthiopiens habitent autour du fleuve (évidemment près de la mer. puisque Scylax ne décrit que les coles). Or les indigènes qui vivaient à l'embouchure de l'oued Draa ne semblent pas avoir été des Éthiopiens, du moins au temps d'Hannon (cent. ensemble S 6 ''1 § 7; il est vrai que, plus lard, Polybe ou Agrippa, cité par Pline, Y. le. place sur la côte même, in ora, des Aethiopcs DaralHae, qui devaient être riverains du Haral, ou oued Draa). D'autre part, après avoir mentionné le fleuve Z'.fnv et ci'- Éthiopiens, Scylax ajoute : Kx-j. iï -xizx vrprô; Itt'.v. r, ovo[j.a \\-.yir,. Or cette île de Cerné, située a sept jours du cap Soloeis (cap Cantin) et à douze du détroit (Scylax, ibid.), devait être, non dan- le voisinage, mai- au delà de l'embouchure de l'oued Draa. Je serais donc plus di-posc a identifier le Eiûv avec la Saguia cl llamra.

1. Voir p. 318. Ils auraient pu cependant apprendre la langue punique en entrant en relations avec des Phéniciens qui, avanl Hannon, seraienl venus

faire du commerce dan- leur pays, ou qui les auraient non mmenés bien

plus loin (v. infra, p. 508).

2. Dans un passage de Cornélius NépOS (cité par Pline, VI. 199), qui contient une indication provenant du Périple, on lit que l'Ile de Cerné est a un nulle du continent et que sa circonférence ne dépasse pas deux nulles : .. (prodidit Cernen ) Nepos Cornélius ex adverso maxime Carthaginis a continente p. M., non ampliorcin circuitu n. » Si ce dernier chiffre esl exact, le chiffre de ."> stades de noire texte grec doil cire corrigé : peut-être laut-il lue i.i (Millier, Geogr., n. a p. 6, d'après Bochart; Vivien, p. a7x. n. 2). Quant a la distance entre l'Ile et le continent, non- ignorons comment Népos l'a connue (elle était connue aussi de Polybe : Pline, '. >■.). On peut supposer qu'il y a une petite lacune dans notre manuscrit, ou bien (hypothèse plus vraisemblable) que Népos a consulté un auteur qui, tout eu se servant du Périple, avait d'autres renseignements, directs ou indirects, sur Cerné.

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