‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 37 sur 404 · V, 20; conf. V · texte numérisé non relu

V, 20; conf. V

In Johannide, VI. 285-6: conf. ibid., 294.

on suivait îles pistes, jalonnées par des puits. Il suffisait aux indigènes de combler ces puits avec du sable pour supprimer les communications '.

Citons maintenant quelques témoignages qui paraissent aller à l'encontre de ceux que nous venons d'indiquer.

Sur l'Atlantique, Hannon, arrivant à l'embouchure du Lixos, qui vient, dit-il, de hautes montagnes, trouve un grand lleuve. sur les rives duquel îles nomades font paître des troupeaux2. Le Lixos. on le sail . est l'oued Draa. Or, de nos jours, sauf dans des crues exceptionnelles, l'oued Draa n'apporte guère d'eau à la mer. Depuis le coude à partir duquel il se dirige vers l'Ouest, sur une longueur de 600 kilomètres, c'est d'ordinaire un large fossé, n'ayant qu'un cours souterrain. Sans doute, il faut tenir compte des irrigations qui saignerrl le Meuve dans la partie supérieure de son cours, mais, même si cette cause d'épuisement disparaissait, le courant n'atteindrait probablement pas l'Océan. Il semble bien qu'il en ail été autrement au temps d'IIannon: celui-ci n'aurait pas qualifié de ^rand fleuve un lit desséché4, Plus tard, Polybe (ou Agrippa), décrivant la côte, signalait des crocodiles dans le Darat, qui parait correspondre aussi à l'oued Draa5. Cela ferait croire que les monta gnes qui alimentent ce fleuve et ses affluents, c'est-à-dire le Haut-Atlas el l'Anti-Atlas. recevaient plus de pluie qu'aujourd'hui

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