Celle de la Came île l'Occident
:i. Pline (VI, 2iiH) place les Gorgades insulae en l'ace du promontoire appelé Hespera (Unis et il ajoute : « Gorgonum quondam doinus, bidui navigalione distantes n continente, ut tradil Xenophon Lampsacenus. Penetravit in e,is Hanno, etc. » Celle indication d'une dislance de deux jours entre les iles et le continent n'a certainement pas été prise dan-, un exemplaire du Périple plus complet que le nôtre, car la double lie d'Hannon devait être tout près de la terre (« dans l'enfoncement » d'un golfe).
Ij. "vvi:/e;, îxasïat -'Ai <r<ôp,a<7tv ï; o\ Épjirjvlc; ÈxâXouv l'opu/a;.
7. Le manuscrit donne : xp7)p.vo@txTai ovte; xat toï; psTptoi; dtu.uvtfp.Evoi. Msipio:; esl évidemment un mot altère. Gesner a corrigé rcérpoiç (pierres; conf. au § 0). Mais l'article roïç avant nÉTpon ne se justifie guère. Illing (p. I7i propose la correction Tttepoî;, avec le sens de (lèches. Mais il n'est pas admissible que, dans un texte en prose, on ait donné celte signification au mol msp6i (aile, plume). Daebritz (dans la Real-Encyclopadic de Wissowa, s. v. Hanno, col. l'WI) propose oWtoï; pixpoïï [de petites flèches). La correction la moins critiquable est peut-être celle d'Osann [Zeilschrifl fur die Altherthumswissenschaft, 1855,
île trois femmes. Mordant et égratignanl ceux qui les entraînaient, elles ne voulaient pas les suivre. Nous les tuâmes et nous enlevâmes leur peau, que, nous apportâmes à Carthage. Car nous ne naviguâmes pas plus avant, faute de vivres. »
Le Périple, — du moins le texte qui nous est parvenu, — ne donne aucune indication de direction pour la tin du voyage, depuis les montagnes boisées, doublées en deux jours. Il ne marque pas non plus le temps qu'IIannon mit à longer la contrée embrasée, pleine de parfums : il semble bien en effet que les quatre journées mentionnées au § XYI se rapportent à un parcours effectué au delà de cette contrée1. Peut-être y a-til une lacune entre les §§ XV et XVI '-.
Avec Pomponius Mêla3 et Pline1, il faut évidemment reconnaître un volcan" dans la très baute montagne appelée le ('.bar des dieux0. A trois journées de là, Hannon arriva au golfe dit Corne du Sud. qu'il ne dépassa pas. Ce nom, qui, comme celui de la Corne de l'Occident, a pu être indiqué par les interprètes, avait été peut être donné au golfe parce qu'il s'ouvrait vers le Midi; à moins qu'on ne suppose qu'il se soit appelé ainsi parce
p. 548) : toï; u.£Tsu>poc; (ils étaient bons grimpeurs et trouvaient un refuge dans les hauteurs).
1. (Juoi qu'en pensent Millier (Geogr., n. à p. 11) et Vivien (p. 396). Voir Fischer, p. .ï,S; llling, p. 30. — l'Une (VI, 197) dit que le Char des dieux (Theon Ochema) est éloigne de quatre jours du promontoire appelé Hesperu Ceras, mais il copie un auteur qui a emprunté quelques noms à Hannon puni s'en servir à sa guise. Ailleurs (V, III), il indique, d'après Polybe ou Agrippa, dix jours et dix nuits de navigation entre le Theon Ochema et un promunturium Hesperium. Ces textes ne peuvenl pas être utilises pour l'explication du Périple : e.onf. Mùller, Geogr. n. à p. Il : Gôbel, p. 47-48; Fischer, p. 47-48.