IV. ',
K. Cela a éiê, il esl vrai, lie- contesté : voir, entre autres, Sieglin, dans Archuologischer Anzeiger, 1910, p. 523-7. Vvec MM. Maspero, K. Meyer, etc., je serais disposé a nuire a ce périple.
5. Voir la description He Scylax, S 112 (Geogr. gr. min.. I. p. '.lii. Ajoutons que cette côte esl 1res poissonneuse : ce qui lii peut-être île Cerné un centre de pêche. \ la lin iln n' sieele avant J.-C, les Gaditains allaient pêcher dans les parages du fleuve Lixos (oued Draa) el même an delà : Strabon, II. 3, 4.
li. Scylax iS 112) prétend cependanl qu'il n'esl pas possible île naviguer an delà de Cerné, à cause, dit-il, îles hauts-fonds, îles boues el des algues. Dans la deuxième itié du n' siècle, Coelius Antipater disail qu'il avail mi un commerçant (sans doute un Gaditain), qui nvail navigué d'Espagne en Ethiopie
(Pline, II. 169 : - vidisse se qui navigassel ex Uispania m Aetho] commercii
gratis ■■).
Il nous reste à essayer de fixer la date des expéditions d'IIannon et d'Himilcon : question sur laquelle les avis diffèrent beaucoup '.
Pline affirme qu'elles furent contemporaines, ce qui ne veut sans doute pas dire qu'elles furent accomplies dans le cours de la même année; il est peu probable que deux entreprises aussi importantes aient été menées de front. Selon cet auteur, elles furent faites à l'époque de la plus grande puissance de Carthage - : termes vagues3 qui conviennent à une période d'environ deux cent cinquante ans, depuis le milieu du \T siècle jusque vers la fin du ivei.
Le Périple du Pseudo-Scylax, composé au milieu du ive siècle, mentionne Thymatéria, une des colonies d'Hannon. Il donne des détails sur le trafic que les Phéniciens faisaient avec les Éthiopiens voisins de Cerné, où ces marchands venaient s'installer5; il s'agit d'un commerce actif, régulier, qui ne put se
I. Vers 570 : Vivien, p. 331 (après Bougainville). Vers 510 : Osann, Zeitschrift fUr die Alterthumswissenschaft, 1855, p. 539 (après Kluge : conf. apud Millier, Geot/r., p. xxi). Vers 500 : Forbiger, Handbueh der alten Géographie, I, p. 63, ii. il',); Entz, p. 1 ; Jiillian. Histoire de la Gaule, I, p. 383, n. 0. Entre 480 et 450 : Meltzer, p. 238. Vers 1711-4011 : Millier, Geogr., p. xxi. Vers 403 : Sieglin, Verhandl. des Geogr.-Kongresses ;n Berlin, p. 852. Entre 466 et 430 : Fischer, p. '.H. Vers le milieu clu Ve siècle : E. Meyer, Geschichte, III. p. 679. Entre le milieu du même siècle ei le milieu ilu iv" : Illing, p. 8. Au début du iv" : Gôbel, p. 8. Dans la première moitié ilu iv" : Qnger, liheinisches Muséum. XXXVIII. 1SS3. p. IS3. Etc. conf. Entz, p. I. n. I ; Fischer, p. 80-81.
i. il. 169 : - Carthaginis potentia uorente ». V. 8 : « Punicis rébus florentissimis ».
3. i li >n l'observe Meltzer (I, p. 231). ces termes semblent indiquer que Pline
ne -avait pas lui-même exactement la date des deux expéditions.
K. l.a puissance de Carthage resia lies grande après le désastre d'Himère, survenu en 4811.
3. § 112. c.e paragraphe, qui décrit la côte africaine au delà des ('.(donnes, contienl de, indications plus détaillées que le reste du Périple; il a dû être emprunté a une source particulière. Rien ne prouve cependant, comme l'a soutenu Miiller (G ogi . ['. miii. qu'il ail été ajouté au Périple longtemps après la composition de cel ouvrage - voir Vivien, p. 327 ; Gôbel, p. 12 et suiv. ; Fischer, p. III.
développer qu'après la prise de possession de l'île par Hannon. A la même époque, Éphore parlait dans son histoire d'une autre colonie d'Hannon, le Mur Carien. Ces deux auteurs ontils consulté, comme on l'a cru1, une relation d'Euthymène de Marseille, qui visita la côte africaine de l'Océan2? Nous l'ignorons; nous ne savons même pas quand Euthymène a vécu3. Les indications de Scylax el d'Kphore attestent seulement que l'expédition d'Hannon date, au plus tard, de la première moitié du iv° siècle.
D'autre part, on a voulu trouver dans un récit d'Hérodote* la preuve qu'elle eut lieu après 470. Ce fut vers cette date5 que le Perse Sataspès reçut de Xerxès l'ordre de faire le tour de l'Afrique.
« Sataspès, dit l'historien, fut condamné au pal par le roi Xerxès, pour avoir violé la tille de Zopyre.... Sa mère, sœur de Darius, demanda qu'au lieu de subir ce supplice, il fût frappé d'une peine qu'elle prétendait être plus grave encore : il devrait faire par mer le tour de la Libye, en revenant par le golfe Arabique. Xerxès y consentit et Sataspès se rendit en Egypte, où il prit un navire et des marins du pays. Il navigua vers les Colonnes d'Héraclès: puis, les avant franchies et ayant doublé