Appieri, Bell, civil
.">. l'hue, III, 153 : roscidas aestate Afriéae noctes »: XVIII, ISfj : « in Africa... (ïuges nocturno tantum rore nutriente. »
0. Pline (V, lii affirme, d'après Suétonius I'aulinus, que le sommet de l'Atlas est, même ru été, couvert de neiges épaisses (conf. Dion Cassius LXXV, 13, ri, d'après Dion, Zonaras, XII, 9, t. Il, p. -i.il de l'édition d i ■ limiu: voir aussi Virgile Enéide, IV, 249). Actuellement, la neige ne demeure pendant toute l'année que dans quelques coins bien abrités du Haut-Atlas (voir plus haut. p. 44). Mais il -i rail -.in- doute bien imprudent d'en conclure que les chaleurs de l'été étaient
autrefois i us fortes. — D'autre part, rien ne prouve que le dattier, qui, pour
fructifier, a besoin d'étés in- chauds el très secs, ait porté des fruits ailleurs que dans les oasis du sud où il fructifie encore aujourd'hui. Dans l'Ouest du Maroc, Pline iV, 13) indique des restes d'anciennes palmeraies sur un fleuve Ivor, ou Vior, qu'il place entre le lui (oued Tensift) et l'Atlas. Mais produisaient-elles de meilleurs fruits que les dattiers qui -mil -i nombreux dan- la région de Merrakech? — Âppien (Lib.\ 71) dit que, chez les Numides, l'hiver
n'est pas très froid et que l'été n'est pas d'une chaleur excessive, comi ;hez
les Éthiopiens el chez les Indiens : ri- qui un niiii- apprend pas grand'chose. Vppien lui-mê [Lib., 73) parle de la chaleur de l'été africain.
8s LES CONDITIONS DU DÉVELOPPEMENT HISTORIQUE.
moissons'. Pour les vendanges, un texte indique la fin d'août J. un autre l'automne3 : dates qui sont encore exactes (elles varient selon la température, l'altitude et même les cépages). En 533, au mois de septembre, les soldats de Bélisaire trouvèrent en abondance des fruits mûrs sur le littoral de la Byzacène ;. Procope ne donne pas de détails : s'il s'agit de figues, de grenades, de raisins, fruits que nous savons avoir été très répandus en Afrique dans l'antiquité, l'indication concorde avec l'époque actuelle de leur maturité. Quant aux olives, on les cueillait, comme de nos jours, depuis novembre jusque pendant l'hiver ".
Les hivers étaient-ils plus ou moins rigoureux qu'aujourd'hui? >"ous l'ignorons1'.
.Mais quelques renseignements nous sont donnés sur le régime
I. En Italie et en Sicile, un constate qu'aux environs de notre ère, elles m1 raisaienl environ un mois plus tard qu'aujourd'hui : 1rs chaleurs étaient donc plus tardives et, sans doute, plus modérées. Une pièce de vers.insérée dans une anthologie africaine (Anthologie latina, édit. Riese, p. 133. v. 13), indique lu moisson en juillet. Actuellement, lu récolte de l'orge se fait en Afrique en maijuin, celle du blé en juin el duns la première quinzai le juillet.
1. Colu Mi', M. '. lin. C'est l'époque nu, de nos j ■-. on commence la vendange sur le littoral.
.',. Sainl Cyprien, Ad Donatum, I: conf. Arnobe, I. 21. — Une pi de vers
d'un recueil africain (voira la note n indique (v. 18-20) que les raisins sont mûrs m septembre; elle place la fabrication du vin eu octobre : eu qui. actuellement, serait nui1 date bien tardive pour l'Afrique.
•i. Procope, Bell, aand., I. Iii. I : I. 17. lu.
.">. Sainl Vugustin (Enarr. in Psalm. f.WWI. 9) dit qu'on mel les olives sous le
pressoir a la lin de l'an Sur uni' mosaïque de la région de Sousse, la ligure
de l'Hiver est accompag d'un homme ramassanl des olives : Catalogue da
musée Alaoai, Suppl., pi. XVI, fig. -. Dans le poème du recueil africain cité plus haut, la fabrication de l'huile esl indiquée en novembre (v. :2l-22i :
Arva Novombor arans feoundo vonicro vertit, l'uni terotos sentit pingais oli\ i m
le un admel d'ordinaire que la limite d'altitude pour les oliviers fructifères e-i d'environ 900 mètres dans [' Afrique du Nord (en ICabylie) el qu'ils ne doivent pas eire exposés ■< de- froids persistants de — o . Gependanl nous trouvons, dans la province de Gonstantine, des restes de pressoirs a huile a des altitudes dépassant l 000 mètres. Mai- celi prouve pas que les hivers aient éti ins froids
qu'aujourd'hui dans le- parties hautes de la Berbérie. Les anciens nui pu planter de- variétés plu- résistantes a la gelée que le- variétés cultivées actuellement a de- altitudes inoins élevées. D'ailleurs, au Maine, il existe encore des oliviers
fructifères a i 300 mètres, el me a près de L 500 1res d'altitude : Fischer,
lier (ici lia ii m (Petermanna Mitteilungen, Erganzungshefl CXI. Y II, 1904 1 p. 26, 79 el si.
dos pluies. Parfois, comme il arrive encore de notre temps, il y avait des années de très grande sécheresse. Quand Hadrien visita l'Afrique, en 128. « la pluie (|iii. depuis cinq ans, avait manqué, dit le biographe de cet empereur ', tomba à son arrivée et, pour cette raison, il fut aimé des Africains ». Arnobe.àla lin du m' siècle, parle de sécheresses qui, dans l'année où il écrit, ont sévi sur les champs des Gétules et de la Maurétauie Tingitane, tandis que les Maures de la Césarienne et les Numides faisaient de très belles moissons -. En 484, affirme un écrivain contemporain. Victor de Vite3, « il n'y eut aucune pluie, aucune goutte d'eau ne tomba du ciel ». Il est question dans quelques lestes d'absences de récoltes, de disettes, causées évidemment par le manque de pluie. Tertullien* dit que, sous le gouvernement d'Hilarianus (vers 202). on ne fit pas de moisson. Une inscription de Rusguniae (près d'Alger) célèbre la libéralité d'un magistrat municipal, « qui fournit du blé à ses concitoyens et empêcha ainsi le prix de cette denrée de monter ». A Tbuburnica (dans la région de la Medjerda); une autre inscription nous montre le blé atteignant le prix très élevé de dix deniers le boisseau i; : ce qui ne peut s'expliquer que par une mauvaise récolte. Une inscription de Madauros mentionne une disette7. Sur une inscription de Rome, un personnage, qui fut proconsul en ?>(J{'t-'M\l . est remercié solennellement d'avoir chassé la faim de la province d'Afrique8, lin -'!S:!. les récoltes
1. Histoire Vuguste, Hadrien. XXII, li. Ce lui peut-être alors que le légat de la légion lil a Larabèse deux dédicaces « Vends, bonarum Tempestatium potentibus », el • lovi O(ptimo) M(aximo), Tempestatium divinarum poleuli » : '.'. /. /.. VIII. 2610 cl 2609.