Bull, archéologique du Comité, 1891, p
7. Martin, dans Recueil de Constantine, M. III, I'.iii. p. I el 6.
s. <;. /. /,.. VI, I7:iii : » ob... depulsam ab eadem provincia fi s el inopiae
vastitatem consiliis ri provisionibus. » Conf. Vmmien Mnrcellin, XXVIII, I, 17.
ne donnent pas de quoi suffire aux besoins du pays et il faut faire venir d'ailleurs des grains pour les semailles1.
Ces sécheresses, qui avaient des résultats désastreux pour l'agriculture, se prolongeaient parfois pendant plusieurs années : nous venons de voir que, sous Hadrien, cinq ans s'étaient écoulés sans pluie. Un siècle plus tard, saint Cyprien cite, comme un argument en faveur de sa thèse sur la vieillesse du monde, la diminution des pluies qui nourrissent les semences2. * In était sans doute alors dans un cycle d'années sèches.
Cependant, la sécheresse absolue était, comme aujourd'hui, un phénomène exceptionnel, du moins pour la région du littoral. Dans un discours prononcé à Hippone, saint Augustin fait remarquer qu'au lieu où il se trouve, sur le bord de la mer, il pleut presque tous les ans'. Il lui arrive même de se plaindre d'un hiver trop pluvieux4.
Il est vrai qu'alors comme aujourd'hui, la répartition des chutes d'eau laissait souvent à désirer. La pluie se faisait attendre et l'anxiété s'emparait des cultivateurs. <>n implorait le secours divin5; les païens s'adressaient surtout à la déesse Céleste, la prometteuse de pluies, comme l'appelle Tertulliia1'. Nous voyons en particulier qu'une sécheresse persis-