‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 56 sur 404 · Symmaque, Lettres, IV. 71 (au proconsul d'Afrique · texte numérisé non relu

Symmaque, Lettres, IV. 71 (au proconsul d'Afrique

2. Ad Demelrianum, '2 : «... <j n< id imbres et pluvias serena longa suspendant. » Ibid., -i : ■ non hieme nutriendis seminibus lanla imbriura copia est. » Ibid., 7 : ■ quereris... si rara desuper pluvia descendat, si terra silu pulveris squaleat, si vix ieiunas et pallidas berbas slerilis gleba producat..., si fonlem siccitas sialu.'il. •• Ibid., m : > quereris claudi imbribus caelum. » Voir encore ibid., s. début.

:i. Enarr. in psalm. r.XI.UI. 10 : « pluit hic prope omni anno el omni anno dal rrumentum (Deus). »

i. Lettres, CXXIV, I (hiver de 110-411).

.i. Augustin, Ènarr, in psalm. XGVIII, 11 : » N le clamanl pagani ad Deum

el pluit? »

ii. ipolog., 23 : > Virgo Caeleslis, pluviarum pollicilalrix. - Conf. une inscription de Sidi Youcef (C. /. t., VIII, 16810) :

l ii nimbos vonto \ ne ciei tibi, Juno, s ros

Perfacilest agîtaro mctus : Dam, fratre c adente Lntonas, aubigenam erris largita maâo[rem

Les indigènes rec aient, comme aujourd'hui encore, à des procédés magi*

qui : voir Dion i lassius, LX, 9.

tante pouvait retarder le temps des semailles'. Saint Augustin, parlant aux fidèles le jour anniversaire du martyre de sainte Crispine, le o décembre, nous apprend que la pluie, depuis longtemps souhaitée, venait seulement de tomber : « Le Seigneur a daigné arroser la terre de sa pluie pour nous permettre de nous rendre d'un cœur plus joyeux au lieu où l'on vénère les martyrs2. » De son côté, Corippus1 nous montre des paysans africains attendant la pluie avec angoisse au printemps et prenant leurs dispositions pour qu'elle produise sur leurs champs les meilleurs effets possibles : « Les cultivateurs de la terre altérée de Libye regardent les nuages, quand les premiers éclairs brillent dans le ciel agité et que le vent du Sud frappe l'air de coups de tonnerre répétés. La foule des paysans court par les campagnes desséchées, espérant la pluie. On nettoie, on nivelle les lieux par lesquels l'eau doit passer, on règle par avance sa course, afin que les ruisseaux coulent par les prés verdoyants (la triste sécheresse l'exige!); on forme des obstacles en dressant des tas de sable; on barre les pentes du sol fertile. »

Quand la pluie tombait, elle se précipitait souvent d'une manière torrentielle, comme de nos jours. Lors de la guerre de Jugurtha, l'armée romaine marchant sur Thala reçut tout à coup des trombes d'eau1. Au début de l'année 46 avant notre ère, les troupes de César, campant dans la région de Sousse, furent surprises pendant la nuit par un orage terrible : un nuage immense s'était formé soudain; la pluie, la grêle tombèrent si dru que les tentes furent bouleversées ou rompues ;. En 212,

1. Augustin, Emirr. in psalni. LXXX, I : « Non pluil Unis, non seminamus. »

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