‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 18 sur 307 · T. IV, p. 377 et suiv · texte numérisé non relu

T. IV, p. 377 et suiv

4. Conf. Bertholon, l. c ; Carton, Rev. lunis., XX, 1913, p. 689.

5. On retrouve dans les tatouages actuels les motifs tracés sur la peau de quelques Libyens, que représentent des monuments égyptiens (u. supra, p. U, n. 5). Mais ces motifs sont tellement simples qu'il n'y a pas là une preuve de filiation directe.

6. Bénédite, C. r. Acad. Inscr., 1914, p. 321-2. Moret, Des clans aux Empires, p. 201. Etc.

7. Voir, entre autres, Maspcro, Ilist. anc. des peuples de l'Orient classique, II, flg. aux p. 414, 431, 461, 473; Bâtes, Tlie Easlern Libyans, frontispice; pi. I-IV, IXr X, etc.

des Marocains qui ne laissent pousser leurs cheveux que sur la partie postérieure de leur tête, ou bien sur le côté gauche*.

Les monnaies qui furent frappées en Numidie et en Maurétanie, depuis la fin du iii^ siècle jusqu'aux environs de notre ère, ne montrent pas de ces arrang-ements bizarres. Ici, les cheveux sont assez courts, non frisés^; là, plus longs, tantôt en désordre % tantôt tombant dru comme des baguettes^, tantôt retroussés ^ Syphax" et Masinissa ' ont des boucles abondantes, mais courtes. La seule disposition remarquable est une sorte de calotte que forment tout autour du crâne des boucles parallèles, spirales qui s'étirent en une seule rangée % ou bien se superposent en plusieurs étages. Cette dernière coiffure était celle de Juba I"'', dont Cicéron vantait ironiquement la belle chevelure'".

D'autres textes anciens indiquent que les indigènes portaient souvent de longs cheveux" et qu'ils ne se contentaient pas de leur donner des soins de propreté'-. « Les Maurusiens, dit Strabon '% montrent leur goût pour la parure par la façon dont ils enroulent leurs cheveux et entretiennent leur barbe, par

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