‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 19 sur 307 · XVII, 3, 7 (d'après Posidonius · texte numérisé non relu

XVII, 3, 7 (d'après Posidonius

les bijoux qu'ils portent, par le souci qu'ils ont de se nettoyer les dents et de se tailler les ongles; quand ils se promènent, on les voit rarement se tenir les uns tout près des autres, de peur que quelque heurt ne détruise l'ordonnance de leur chevelure »^. Silius Italicus^ nous présente un chef massyle, dont les cheveux tombent du haut du crâne, en formant des enroulements : courte description qui peut convenir à la coiffure en spirales symétriques. De même, la chevelure tordue qui, selon Martial', est un trait caractéristique des Maures.

Cette coiffure en tire-bouchons parallèles et souvent étages ■était très vieille chez les indigènes africains. Sur des monuments égyptiens, on la voit combinée avec la longue mèche ou tresse latérale des Libyens^. Nous la retrouvons dans la Cyréiiaïque grecque, depuis le v^ siècle'; en particulier sur un basrelief représentant la Libye personnifiée'', ce qui prouve sa grande diffusion parmi les autochtones. En Numidie, en j\[aurétanie et dans le monde romain, on l'attribue volontiers kV A frica\ et c'est ainsi qu'on coiffe la Dea Maura% la divinité protectrice de la ville de Thevesle^, la personnification d'une nation afri-

1. Conf. ce qu'écrivail, au xi' siècle, El Bekri {Descr. de l'Afrique septenlr., trad. •de Slane, édit. d'Alger, p. 202), à propos des Ghomara. peuplade du Nord du Maroc : « Les hommes laissent croître leurs cheveux, à l'instar des femmes; ils •en font des tresses, dont ils s'entortillent la tète, après les avoir parfumées. »

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