‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 103 sur 205 · Epiph., LV · texte numérisé non relu

Epiph., LV

affirmé la divinité du Christ, le représentant comme étant à la fois Dieu et homme. Nombre de psaumes et de cantiques composés depuis l'origine par les fidèles exprimaient la même croyance^ ». Cela est vrai. Mais les écrits allégués ou bien témoignaient de la simple croyance à la divinité du Christ ou l'expliquaient par la théorie du Logos en s'inspirant de saint Jean. Cela n'exclut pas que d'autres idées ne fussent acceptées, ça et là, obscurément et sans insistance. Il ne faut pas oublier que, si insuffisante qu'elle nous paraisse, la théologie théodotienne trouva des adhérents jusqu'à la fin du IV^ siècle, et que saint Augustin 2, à la veille de sa conversion, croyait encore, et très sincèrement, qu'elle représentait le christianisme orthodoxe.

Un trait particulier de cette école, ce sont ses accointances avec la philosophie positive. Aristote y était très honoré, Théophraste aussi, avec Euclide et Galien. On y cultivait le syllogisme, on en abusait même, en l'appliquant indûment à la Bible. La critique biblique, traitée dans un esprit terre à terre, foncièrement hostile à tout allégorisme, aboutissait souvent à des retouches et à des mutilations des textes sacrés. Les Théodotiens paraissent avoir eu le même canon que l'Eglise : ils n'exlcuaient pas, comme les Aloges, les écrits de saint Jean, bien qu'il fut malaisé de les concilier avec leur doctrine. Mais

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