Ep. LXXII
lui-même expédiée à Quintus. Il entendait, non seulement établir son droit à observer l'usage ancien de son église, mais présenter cet usage comme le seul admissible, et, par suite, y rallier l'église romaine elle-même.
Le concile de Carthage avait pris, en dehors de la question du baptême, une décision relative aux prêtres et aux diacres tombés dans le schisme ou ordonnés dans les sectes. Il les condamnait à rester dans la condition laïque. Etienne avait-il montré sur ce point une condescendance particulière ? Nous n'en savons rien. Dans la suite de l'affaire il n'est question que du baptême.
Pendant que les délégués du concile se rendaient à Rome, Cyprien, consulté par un évêque appelé Jubaïen sur la valeur de quelques objections venues d'Italie, lui répondit par une longue exposition de sa doctrine^. Cette lettre est le morceau théorique le plus important dans toute cette controverse.
A Rome, où, depuis plus d'un an, on était morigéné à tout propos par le concile d'Afrique, les représentants de celui-ci furent accueillis assez froidement. La lettre qu'ils apportaient n'avait rien d'aimable. » Nous savons, y était-il dit, que certaines personnes » ne veulent jamais abandonner les idées dont elles » sont imbues et ne changent pas facilement d'avis ; » que tout en maintenant avec leurs collègues les liens » de la paix et de la concorde, elles persistent dans