Eus., VII
tienne, les dispositions du presbyterium romain se modifièrent. Le nouveau pape Xyste II et ses collègues le laissèrent voir assez clairement. Denys d'Alexandrie en leur écrivant, ne se croit pas obligé de déguiser ses sentiments sur la gravité de la démarche tentée par le pape défunt, sur la nécessité de maintenir la paix et de respecter les décisions d'assemblées conconciliaires nombreuses et imposantes^.
Ce langage contribua beaucoup à affermir l'union, déjà rétablie par le seul fait du changement de pape. Xyste et Cyprien renouèrent les relations interrompues entre Rome et l'Afrique 2. La correspondance fut reprise aussi avec Firmilien. Le successeur de Xyste, Denys, vint au secours de l'église cappadocienne, affligée par l'invasion des Perses (259). Avec l'aumône de la charité romaine, il lui envoya des paroles de paix 5. Heureux temps, où la charité était si vive et les ressentiments si courts !
Toutefois, l'union ne se rétablit pas au dépens de l'usage incriminé par le pape Etienne. Saint Basile, au IV® siècle, appliquait encore les mêmes principes que Firmilien ; on faisait de même en Syrie. Les Africains aussi gardèrent leur coutume et n'y renoncèrent qu'au concile d'Arles (314), sous l'empereur Constantin.