‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 150 sur 205 · Saint Basile, ep · texte numérisé non relu

Saint Basile, ep

La mort d'Etienne était à peine connue à Carthage que la persécution y éclatait. Le 30 août 257, Cyprien fut arrêté par ordre du proconsul et interné à Curubis. Un an après, le 13 septembre 258, on vint l'y chercher pour une deuxième comparution. L'audience eut lieu le lendemain. Le proconsul lui dit : « Tu es Thascius Cyprianus ?» — « Je le suis », répondit l'évêque. — ft Tu es le pape des sacrilèges ? ^ — Je le suis. — Les très saints empereurs ordonnent que tu fasses les cérémonies. — Je n'en ferai rien. — Pense à toi. — Fais ce qui t'est prescrit ; le cas est assez clair pour qu'il n'y ait pas besoin de longs conseils ».

Le proconsul, qui n'avait pas souvent de tels criminels à juger, délibéra pourtant avec ses assesseurs. Puis, d'une voix mal assurée, il résuma les griefs de l'Etat contre le pontife chrétien et termina en lisant sur ses tablettes : « Thascius Cyprianus est à châtier par le glaive. »

Les chrétiens de Carthage, accourus dès la nuit précédente, se pressaient en foule autour du tribunal. Ils accompagnèrent leur évêque au lieu du supplice. Cyprien mourut simplement, dignement, comme il avait vécu. En dépit des circonstances, ses fidèles lui firent des funérailles triomphales^.

Après la persécution de Valérien et jusqu'à celle de Dioclétien, c'est-à-dire, en gros, pendant les qua-

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