Philon, Leg. ad Caium
3. Josèphe, Ant., XVIII, 3, 5; Tacite, Ann., Il, 85; Suétone, Tiberius, 36.
quatre mille combattre les barbares de Sardaigne. Cette mesure, dont le prétexte avait été un fait de conversion par trop avantageux à la communauté juive, était due à l'inspiration de Séjan. Après la chute de ce ministre (31) on se montra moins sévère. Lorsque Philon vint à Rome plaider devant Caligula (40) la cause des juifs d'Alexandrie, ceux de Rome avaient repris leur situation d'autrefois. L'année suivante (41), ou peu après, Claude leur accorda un édit detolérancei ; mais plus tard il crut devoir prendre des mesures répressives.
C'est ici que, pour la première fois, l'Evangile se manifeste dans l'histoire de la communauté juive de Rome. Les Actes des Apôtres et Suétone s'accordent à dire que les juifs furent chassés de la capitale. D'après Dion Cassius, l'expulsion totale ayant paru difficile à exécuter, la police se serait bornée à interdire les réunions^. Il y eut certainement des expulsions : en 52, saint Paul trouva à Corinthe un juif, Aquilas, et sa femme Priscille, qui s'y étaient transportés à la suite de l'édit de Claude. Aquilas était du Pont; lui et sa femme faisaient déjà profession de christianisme. Ce détail concorde très bien avec ce que Suétone rapporte sur le motif de l'expulsion : ludaeos impulsore Chresto^ assidue tiimultuantes Roma expulit. Il y avait