Eus., VI
2. Eus., VI,33 : TÔv a(OTY;pa /.al xûpiov y;;j.(ov Asysiv toXjxwv i;.Tj TcpouçecTavat ^aS I2iav ojcîaç TzepiYpaçrjv Tcpb -•^; s\ç àvôpwTtouç £Tït.5"^iJ.iaç, \).rfit jjliqv htb-^^^Ta îSiav ï'/civ, àXÀ âjjLicoXiT£UO[X£Vï;v aÙTW [j.ovy;v TfjV xa-piy.V5v.
Sous celui de Philippe (244-249), et plutôt dans les dernières années de cet empereur, Origène revint pour la troisième fois en Arabie. Il s'agissait encore d'erreurs à redresser; un conflit s'était élevé entre la doctrine de la résurrection et celle de l'immortalité de l'âme. Certaines personnes s'en tenaient à la première et rejetaient l'autre. On tint concile : Origène parla, et, cette fois encore, il eut la satisfaction de convaincre les dissidents.
L'empereur de ce temps-là, Philippe, était lui-même, ainsi que sa femme Otacilia Severa, originaire de la province d'Arabie. Tous deux avaient été élevés dans le christianisme. Eux aussi furent en rapport avec Origène, qui leur écrivit à l'un et à l'autre. Philippe était un chrétien fort médiocre. Un jour de Pâques, se trouvant à Antioche, il se présenta à l'église; l'évêque Babylas refusa de l'admettre avant qu'il n'eût passé par la pénitence. Philippe accepta ces conditions ^
1. Eus., VI, 34. — Eusèbe ne donne pas le nom de l'évêque, ni le lieu de la scène ; mais la tradition d'Antioche, constatée dès 350 (Léonce d'Antioche, dans le Chron. Pasch., p. 270 (Dindorf) et représentée plus tard par saint Jean Chrysostome et par d'autres, permet de suppléer à son silence.
Paul de Samosate.
Le novatianisme à Antioche. — Révolutions d'Orient : les Sassanides, les princes de Palmyre. — Paul de S mosate, évêque d' Antioche : sa conduite, sa doctrine. — Conciles d'Orient. — Conflit pour la possession de l'église d'Antioc'iC : jugement d'Aurélien.
Babylas d 'Antioche et Alexandre de Jérusalem furent en Orient les plus illustres victimes de la persécutuon de Dèce. Quand l'orage fut passé, la question des apostats se posa en ces contrées comme en Occident. On a déjà parlé du retentissement que le schisme romain de Novatien obtint dans les provinces orientales. Les principes rigoristes affichés par Novatien, y trouvèrent beaucoup de partisans. Le nouvel évêque d'Antioche, Fabius^, successeur du martyr Babylas, fit difficulté de reconnaître le pape Cornélius et son opposition ne fut pas isolée. C'est à propos de cette affaire que l'on voit pour la première fois, s'établir entre les évêques de Syrie et de la Haute Asie- Mineure une sorte de concert, qui se maintiendra et portera bientôt les plus graves conséquences. Les évêques de Tarse (Helenus), de Césarée de Cappadoce (Firmilien) et de Césarée de Palestine (Théoctiste)