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assistèrent à la première Pentecôte aient été convertis et surtout missionnaires ; le centurion Corneille converti par Saint-Pierre à Césarée n'est pas nécessairement un romain de Rome ; on ignore quelles furent, au point de vue de la diffusion du christianisme, les conséquences de la conversion {ir.iTzzo^t^^) du proconsul de Chypre Sergius Paulusi.
Laissons donc le mystère planer sur cette première origine et bornons-nous à constater que l'église romaine, au temps où Saint Paul lui écrivit (58), était, non seulement sortie de la crise à laquelle sa naissance avait donné lieu, mais constituée, nombreuse, connue, célèbre même par sa foi et ses œuvres.
A ce moment elle en imposait assez pour que l'apôtre des Gentils ne prétendît pas se substituer à elle et travailler à sa place à l'évangélisation du champ romain, le plus considérable, le plus tentant pour son zèle. Son seul désir était de s'y édifier en passant, quand il pousserait ses missions jusqu'en Espagne, et d'ajouter aussi quelque chose à l'instruction déjà acquise par les fidèles romains. Les idées qu'il leur expose et qui semblent avoir été dès lors communiquées à d'autres ég.ises, la façon dont il les leur présente, les exhortations pratiques dont il les accompagne, permettent de se rendre compte des éléments dont se composait la jeune communauté. Comme la plupart des autres, elle était née d'un schisme du judaïsme