‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 175 sur 205 · Athanase, De sent. Dion., c · texte numérisé non relu

Athanase, De sent. Dion., c

et Apologie »^, qui, apparemment, donna satisfaction aux scrupules romains.

De cette controverse, qui ne paraît pas avoir beaucoup ému les contemporains, il fut mené grand ramage au IVe siècle. Les Ariens se réclamaient de Denys d'Alexandrie ; Athanase, son successeur, tenait beaucoup à leur enlever ce patronage. Il écrivit à ce sujet tout un traité « Sur l'opinion de Denys ». Il explique beaucoup la lettre incriminée, mais il ne la cite guère ; l'opinion de son prédécesseur, il la trouve plutôt dans son « Apologie » écrite après coup, et c'est par le second document qu'il interprète le premier. Saint- Basile ^ lui aussi, les lut tous les deux : son impression fut très défavorable. N'ayant point mission spéciale pour défendre la mémoire des anciens évêques d'Alexandrie, il n'hésita pas à voir en Denys un précurseur de l'arianisme le plus aigu. La différence de langage entre les deux écrits ne lui échappe nullement mais il la rejette sur l'inconstance de l'auteur. Cependant il n'incrimine pas ses intentions.

Ni les explications optimistes de saint Athanase, ni les sévérités de saint Basile ne correspondent exactement à la réalité des choses. Denys était un disciple d'Origène : c'est avec le système origéniste qu'il faisait la guerre aux modalistes. Or ce système avait deux faces. Suivant que l'on considérait les rapports

1. Eus., VII, 26 ; cf. Athan., De synodis, 44 ; De decretis Nie, 25, et De sent. Dion, passim.

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