‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 177 sur 205 · Ni Eusèbe, ni saint Jérôme ne parlent de Théognoste · texte numérisé non relu

Ni Eusèbe, ni saint Jérôme ne parlent de Théognoste

Archon sous le titre d'Hypoty poses, déjà employé par Clément. Photius nous a laissé une analyse^ de cet ouvrage. Il était divisé en sept livres ; on voit par la description de Photius et par ses appréciations que tout y était conforme à l'enseignement origéniste. Saint Athanase et saint Grégoire de Nysse nous en ont transmis quelques fragments. Ils l'apprécient diversement. Saint Athanase lui emprunte des propos orthodoxes 2; saint Grégoire de Nysse le trouve bien favorable aux ariens 3.

Pierius^ qui vint après Théognoste, faisait partie du collège presbytéral. Comme Origène, il cultivait à la fois la science et la pauvreté. C'était un ascète célèbre et un prédicateur distingué. C'est même par ses sermons, plutôt que par son enseignement d'école ^ qu'il fut connu des écrivains postérieurs. Son principal ouvrage était un recueil d'homélies exégétiques prononcées pendant la nuit de Pâques. Photius, qui le lut, relève « l'archaïsme » de ses formules et regrette qu'il ait si mal parlé du Saint-Esprit. Quelque

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