‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 185 sur 205 · Haer., I · texte numérisé non relu

Haer., I

aurait appris à contester le salut d'Adam et à croire aux éons. Clément d'Alexandrie cite^ comme une de leurs autorités un certain Julius Cassianus, auteur d'un traité -îp\ h;%p3.-zî-ji: y; -spl £Jv;j-/iaç. Ce Cassien était un docteur en docétisme, tout comme Saturnil et Marcion. Hippolyte, cependant, a connu des Encratites qui, « sur Dieu et le Christ, pensaient comme l'Eglise » ; il ne les rattache pas à Tatien 2.

On n'entend pas dire que les Encratites aient formé des communautés organisées. Il y avait sans doute de petits groupes, où l'on pouvait célébrer ou recevoir l'Eucharistie selon le rituel de la secte. Le plus souvent on se mêlait aux autres chrétiens, orthodoxes ou mêm.e gnostiques. Un des martyrs de Lyon, Alcibiade, semble bien avoir domé quelque temps dans î'encratisme. Il s'agit en som.me moins d'une doctrine que d'une observance, à laquelle on pouvait s'attacher avec plus ou moins de rigueur et pour des raisons diverses. C'est sans doute à l'influence enrratite qu'il faut rattacher la coutume, constatée au III^ siècle en quelques endroits, de consacrer l'Eucharistie avec du pain et de l'eau seulement. Saint Cyprien fut obligé de la combattre en Afrique^. La passion du martyr Pionius, de Smyrne (250), nous le représente comme attaché à cet usage.

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