‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 19 sur 205 · Act.. XXVIII · texte numérisé non relu

Act.. XXVIII

Son procès finit par être jugé. Comme les procurateurs Félix et Festus, comme le roi Agrippa II luimême, le tribunal impérial estima que Paul n'avait rien fait qui méritât la mort et la prison.

Remis en liberté, il en profita, sans doute, pour aller en Espagne, où les origines chrétiennes semblent bien se rattacher à son apostolat^. Il revit aussi ses chrétientés de la mer Egée ; de ce dernier voyage il nous reste des traces importantes dans les lettres dites Pastorales, à Tite et à Timothée.

De la primitive église romaine plusieurs membres sont connus, par leurs noms tout au moins. Dès avant de venir à Rome, Paul y avait beaucoup d'amis ; à la fin de son épître aux Romains il salue expressément jusqu'à vingt-quatre personnes : Aquilas et Priscille, qu'il avait rencontrés déjà à Corinthe et en Asie, où ils lui avaient rendu de grands services, et qui étaient, à Rome, le centre d'un petit groupe chrétien, d'une église domestique ; Epénète, le plus ancien fidèle d'Asie ; Marie, qui avait beaucoup travaillé à Rome pour la foi ; Andronic et Junie, apôtres de renom, venus au Christ avant Paul lui-même ; Ampliatus, Urbain, Stachys, Apelles, Hérodion ; Tryphaena, Tryphosa, Persis, trois bonnes ouvrières de l'Evangile ; Rufus et sa mère ; Asyncritos, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, qui formaient aussi, avec d'autres, un groupe spécial ; Philologue, Julie, Nérée, sa sœur,

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