Clem
Olympas, et les leurs ; enfin deux groupes l'un de chez Aristobule, l'autre de chez Narcisse. Ce dernier nom est sans doute celui du célèbre affranchi de Claude, comme Aristobule est celui d'un petit-fils d'Hérode le Grand, qui vivait à Rome en très bons termes avec ce niême empereur. L'expression dont se sert saint Paul, « ceux d'entre les gens d' Aristobule,... de Narcisse », donne lieu de croire à des groupes recrutés dans la clientèle ou la domesticité de ces riches personnagesi. Ecrivant de Rome aux Philippiens, Paul leur envoie entre autres le salut des fidèles de la maison de César. Plus tard, la finale de la II® épître à Timothée nous fournit les noms de quatre autres chrétiens de Rome, Eubule, Pudens, Linus, Claudia.
Ce Linus doit être le même dont le nom figure en tête de la liste épiscopale de Rome. Les noms de Pudens et de Priscille sont entrés dans des compositions légendaires sans autorité. Cependant il y avait à Rome, dès le IV® siècle, une église de Pudens et une de Prisque ou Priscille. Ce dernier nom était celui du plus ancien cimetière de Rome, et ce cimetière conservait les tombes d'un Pudens et d'une Priscille. On a retrouvé sur la voie Ardéatine une crypte funéraire chrétienne, ornée de peintures du temps dès Antonins, sinon plus anciennes encore, et portant le nom d'un Ampliatus'^.
Vers le temps où saint Paul recouvrait sa liberté,