Canons ecclésiastiques des saints apôtres
quelque discrétion en ce genre de rapports. Ailleurs ^ on semble répugner à l'ordination des célibataires. Enfin il y a des endroits^ où l'on n'a même pas l'idée que les clercs soient, au point de vue du mariage, dans une autre situation que les fidèles ordinaires. Ces diversités montrent bien que nous sommes encore aux origines de l'institution.
Peu à peu la discipline se fixait. Les habitudes, ou reçues des premiers fondateurs, ou introduites peu à peu, à la demande des circonstances, prenaient à la longue, dars chaque église, le caractère d'usages consacrés, de règles ecclésiastiques. La coutume des grandes églises, des églises mères, dont la tradition était plus longue et l'expérience plus diverse, s'imposait à l'imitation des communautés filiales ou moins importantes. Ces grandes églises, à la vérité, ne semblent guère avoir eu soin de se concerter^ : cependant il ne résulta pas de ce fait un trop grand défaut d'uniformité. Grâce à la fréquence des rapports, grâce aussi à ce que le développement partait de principes identiques et s'opérait à peu près dans les mêmes conditions, une discipline sensiblement uniforme s'établit partout.
L'autorité ecclésiastique ne se pressa pas de la codifier. Au concile de Nicée et longtemps après, il est question de règles, de canons ; ces termes ne