Ep. 258, ad Epiph
2. llspl Tïj'ç èv lIspuBi [).7.-^\.Y.f,q, analysé par Photius, cod. 81.
TEuphrate. Le régime provincial y fut introduit. Le pays s'ouvrit aux fonctionnaires et l'armée s'y installa.
C'est à partir de ce moment que nous voyons commencer, dans l'empire romain, la diffusion du mazdéisme, sous la forme que nous appelons le culte de Mithra. Nombre de soldats étaient tirés du Pont et de la Cappadoce, ou bien y faisaient de longs séjours. Le commerce des esclaves jetait dans tout l'empire, et notamment à Rome, beaucoup d'indigènes de ces pays, qui souvent faisaient carrière dans les diverses administrations. Sous ces influences, la religion de Mithra «e répandit, avec une rapidité surprenante, tout le long de la frontière romaine, des bouches du Danube à celles du Rhin et jusque dans la lointaine Rretagne. En Espagne aussi et en Afrique, autour des légions campées en ces provinces, elle fut connue de très bonne heure, de même qu'à Rome et en certaines parties de l'Italie. Toutefois la Grèce, d'un coté et de l'autre la mer Egée, défendit ses dieux contre la concurrence médique. Il en fut de même de la Syrie et de l'Egypte.
Le culte mithriaque se pratiquait par confréries et se célébrait en des grottes souterraines, au fond desquelles était d'sposé le groupe sculpté de Mithra tuant le taureau. Le dieu, en costume persan, se détache sur le fond d'une caverne creusée dans la roche Tive, figure du firmament d'où sort la lumière céleste *.