Eph., IV ; cf. Col., III
propagation et la perfection de son œuvre. Il a institué dans son sein les différents degrés du ministère ecclésiastique, les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs, les docteurs, en vue de l'adaptation des saints à l'œuvre commune, à l'édifice sacré qui est le corps du Christ. Sous l'effort du Christ, transmis par ces instruments, nous croissons tous dans une même foi, une même science {ïr.rpoi^iç), foi et science dont l'objet est toujours le Fils de Dieu, et nous arrivons à l'accomplissement de notre vocation, à cet âge d'homme qui est la possession du Christ dans toute sa plénitude.
Ainsi, dans l'Eglise, toute vie doctrinale vient de Jésus-Christ, tout progrès en science procède de lui et tend à une connaissance plus parfaite de lui et de ce plérôme, de cette plénitude divine qui habite en lui. Toute la vie chrétienne va de lui à lui. Cette forte, pensée trouvera plus tard une image dans l'A et l'Q de saint Jean.
Le danger qui menace cette croissance doctrinale, ce sont les vains enseignements des faux docteurs, variables comme le vent et les hasards du jeu, procédant de la malice humaine et conduisant artificieusement à l'erreur les esprits encore mal assis dans la vraie foi i. Paul laisse même entendre que ces systèmes étrangers à l'enseignement traditionnel aboutissent à la justification de la corruption charnelle.