‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 42 sur 205 · Plin. Ep., X · texte numérisé non relu

Plin. Ep., X

gouverneur de Bithynie en 112, n'avait jamais, avant d'être revêtu de ces fonctions, assisté à des procès de christianisme (cognitiones de christianis) ; mais il savait qu'on en faisait et qu'ils aboutissaient à des pénalités graves. Il a dû y avoir un moment où l'autorité supérieure, en ce genre de choses, a défini que le fait d'être chrétien était un fait punissable. Quel est au juste ce moment ? Cela est bien difficile à savoir. Avant Trajan on compte communément deux persécutions, celle de Néron et celle de Domitien. Mais les faits que l'on rapporte à ces persécutions, les supplices des chrétiens de Rome, faussement chargés de l'incendie de l'année 64, et la mort d'un certain nombre de personnes de rang élevé que Domitien fit disparaître sous prétexte d'athéisme, sont des faits un peu particuliers, qui s'expliqueraient aisément en dehors de toute prohibition officielle du christianisme. Ils pourraient donc être antérieurs à la loi prohibitive et il n'y a pas grand chose à en tirer dans la question présente.

L'épître de saint Pierre adresse aux fidèles la recommandation suivante : « Que personne d'entre vous ne » souffre (-xxT/i-M) comme meurtrier ou comme voleur, » ou comme malfaiteur, ou comme se mêlant de ce » qui ne le regarde pas (àXXoTpis-iiîffv.oTicç) ; mais [s'il » souffre] comme chrétien, qu'il n'en ait point de » honte »i. Les souffrances que vise ici l'apôtre sont les châtiments que l'on peut encourir de la part des

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