‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 46 sur 205 · Epiph., Haer., XXIX · texte numérisé non relu

Epiph., Haer., XXIX

4. La Didascalie des Apôtres, composition du III^ siècle plus ou moins avancé, semble provenir d'un milieu sur lequel les communautés juives et judéo-chrétiennes pouvaient avoir encore quelque influence. Cf. Harnack, Chronologie, t. II, p. 495.

dans l'enceinte de l'ancien sanctuaire. Cette profanation, analogue à celle d'Antiochus Epiphane, souleva les restes d'Israël. Le chef de l'insurrection, Simon-bar-Kochéba, soutenu par le célèbre rabbin Aquiba, se présenta aux juifs comme le Messie toujours attendu. La légion de Jérusalem fut chassée de son camp ; pendant quelque temps les juifs occupèrent les ruines de leur ville sainte. Mais Jérusalem n'avait plus d'importance militaire ; c'est dans une localité voisine, à Béther, que les insurgés durent être forcés. On y arriva, après trois ans (132-135) d'une guerre sanglante, d'où la Palestine sortit ruinée et dépeuplée.

Les judéo-chrétiens ne pouvaient reconnaître Bar- Kochéba comme le Messie d'Israël ; ils refusèrent de s'associer à la révolte. Mal leur en prit, car les insurgés les poursuivirent avec l'acharnement que l'on peut supposer en de telles circonstances^. La victoire des Romains rendit la paix à leurs communautés, qui continuèrent leur existence obscure. Les plans d'Hadrien furent mis en exécution. La colonie d'^Elia Capitolina s'éleva sur l'emplacement de Jérusalem, avec ses édifices profanes, son théâtre, ses sanctuaires païens. Sur la colline du Temple, Jupiter eut son Capitole et l'empereur sa statue. On n'oublia pas les lieux saints des chrétiens : un temple de Vénus fut installé sur le Calvaire. Le séjour de la nouvelle ville fut interdit aux juifs, sous peine de mort. Dans ces condi-

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