Marc., XVI
saint Marc, et d'un Jean appelé par antiphrase « l'Ancien » (-p37,ij-:£p5ç). Tous deux avaient été « disciples du Seigneur ». Ils vécurent très vieux, de sorte que Papias parvint encore, de leur vivant, à recueillir certains de leurs discours.
Au dessus de ces souvenirs un peu effacés plane l'image de l'apôtre Jean, fils de Zébédée, à qui la tradition attribue l'Apocalypse, le quatrième évangile et trois lettres du recueil des Epîtres catholiques. La question de savoir si c'est vraiment lui qui est l'auteur de tous ces écrits est en ce moment fort débattue ; on conteste même qu'il ait jamais fait séjour en Asie. Sans prétendre entrer dans tous les détails de ces problèmes, il est indispensable d'en indiquer ici les données principales.
L'Apocalypse est sûrement l'œuvre d'un prophète Jean, qui s'}^ présente comme en possession d'une très grande autorité sur les églises d'Asie et de Phrygie. Son livre fut écrit dans la petite île de Patmos, où l'auteur avait été rélégué pour la foi. Il se qualifie de diverses façons, sans prendre jamais le titre d'apôtre. Au contraire, la façon dont il parle des « douze apôtres de l'Agneau «i donnerait l'impression qu'il se distingue de leur groupe révéré. Cependant le plus ancien auteur qui parle de l'Apocalypse, saint Justin, l'attribue^ sans hésiter à Jean l'apôtre ; il en est de même des écrivains postérieurs, sauf quelques exceptions