Ci-dessus, p
2. Eusèbe (IV, 18) parle de deux apologies de Justin, adressées l'une à Antonin, l'autre à Marc-Aurèle. Il aura sans doute pris le supplément à l'Apologie unique pour une apologie distincte. En tout cas ce supplément ne peut être du temps de Marc-Aurèle, car le préfet de Rome, Urbicus, qui s'y trouve mentionné, est un préfet d' Antonin, antérieur à l'année 160.
3. Sur Crescens, v. ApoL, II, 3, 11 ; Tatien, Oratio, p. 157.
Tryphoni, dans lequel il reprit, en l'étendant sans doute la discussion qu'il avait eue à Ephèse, vingt ans auparavant, avec son adversaire juif. Cet ouvrage est d'un haut intérêt pour l'histoire des controverses entre chrétiens et juifs et des origines de la théologie chrétienne^.
Quelques années après ,Marc-Aurèie se trouvant seul empereur (169-177), deux apologies lui furent adressées par des évêques d'Asie, Méliton de Sardes et Apollinaire de Hiérapolis. La persécution était alors en recrudescence dans leur province ; les fonctionnaires avaient, paraît-il, des ordres nouveaux et rigoureux. De l'apologie de Méliton nous n'avons plus que des fragments conservés par Eusèbe ^ L'évêque y développe cette idée que le christianisme, né sous Auguste, est contemporain de l'empire et de la paix romaine ; que seuls les mauvais princes,Néron et Domitien, ennemis du bien public, ont été ses persécuteurs. En somme la nouvelle religion porte bonheur à l'empire, et Méliton n'est pas loin d'insinuer qu'une entente serait possible. C'était beaucoup d'optimisme pour le temps où il évrivait. Mais son idée était destinée à prospérer.
De l'apologie d'Apollinaire nous ne connaissons rien, à moins que le passage de cet auteur où Eusébe*
1. On ne sait où fut écrit le Dialogue, peut-être hors de Rome.
2. Pour compléter l'énumération des livres de Justin il faut ajouter son Psaltes, mentionné par Eusèbe. On sait que nombre d'apocryphes se réclament du philosophe martjT.