Eus., II, 25 ; III, 28 ; III, 31 ; cf. VI
2. Cenonas à l'accusatif, dans saint Jérôme ; on en a déduit les termes Ks'.vwvoi ou Oixivoaou
encore et eut longtemps des diaconesses. Au rapport de saint Epiphane^ les montanistes auraient admis les femmes au presbytérat et à l'^piscopat. Il raconte aussi que, dans leurs cérémonies, on voyait souvent apparaître sept vierges en vêtements blancs, tenant à la main des torches allumées. Elles s'abandonnaient aux enthousiasmes de l'extase, pleuraient sur les péchés du monde et provoquaient l'assistance à fondre aussi en larmes. De son temps la secte était connue sous divers noms, Priscillianistes, Quintillianistes, Tascodrugites, Artotyrites. Les deux premiers noms étaient dérivés de ceux de notabilités montanistes. Celui de Tascodrugites venait de deux mots phrygiens dont le premier signifiait l'index de la main, l'autre le nez. Certains sectaires, paraît -il, se mettaient le doigt dans le nez pendant la prière. Quant à la dénomination d'Artotyrites, elle venait de ce que, dans leurs mystères, on se servait de pain et de fromage. Tout ceci est peu sûr. A plus forte raison doit-on se défier du bruit, évidemment calomnieux, d'après lequel ils auraient pratiqué le rite de l'enfant saigné par des piqûres^.
Ce qui est mieux attesté c'est leur façon particulière de déterminer la date de Pâques. Au milieu des conflits entre les divers computs des orthodoxes, ils se seraint décidés pour une date fixe du calendrier julien, le 6 avriP.