‹ Histoire ancienne de l'église (volume 3)Chapitre 27 sur 49 · La haute Asie-Mineure · texte numérisé non relu

La haute Asie-Mineure

En dehors de la province d'Asie, qui regarde la mer Egée, l'Asie-Mineure comprenait encore, au nord, la Bithynie, puis les hautes terres du Pont, qui s'étendent le long de la mer Noire jusqu'au massif arménien ; au sud, la Lycie, la Pamphylie, la Cilicie haute et basse, qui bordent la mer de Chypre d'un littoral sinueux, alterné de plaines et de montagnes ; à l'intérieur enfin, autour du steppe central et de son grand lac salé, la Galatie et la Cappadoce, celle-ci dominée par le sommet isolé du mont Argée et par les chaînes du Taurus et de l'Anti-Taurus.

Au moment où commence l'histoire chrétienne, la plupart de ces pays étaient à peine hellénisés ou même ne l'étaient pas du tout. Bien avant Alexandre, les gran-

DucHESNE. Ilist. anc. de VEijL - T. I. 28

des cités grecques avaient fondé quelques comptoirs sur les côtes, notamment sur celles du Pont-Euxin. Ces établissements se développèrent après la conquête macédonienne, et d'autres cités s'organisèrent peu à peu dansl'intérieur. De là Thellénisme put rayonner à l'aise vers les principautés demeurées barbares, vers le Pont, la Cappadoce et le petit état celte fondé au IIP siècle entrela Phrygie et le Pont par quelques bandes d'aventuriersgaulois. Mais il fallut du temps pour que les mœurs,, les religions, les institutions, les idiomes de ces peuplesbarbares ou autrement civilisés que les Grecs et les Romains, se laissassent remplacer ou assimiler. Au tempsde saint Jérôme on parlait encore celte aux environsd'Ancyre, tout comme dans les campagnes de Trêves: les dieux des vieux sanctuaires du Pont et de la Cappadoce avaient encore leur aspect exotique lorsque le christianisme les supplanta. C'est seulement au quatrième siècle que les Cappadociens arrivèrent à la littérature.

Les Romains, une fois maîtres du pays, en laissèrent d'abord une grande partie à des princes indigènes ; ce n'est que peu à peu et assez lentement que toute l'Asie-Mineure fut soumise au régime provincial. A partir de Trajan il y eut cinq provinces : au nord celle de Bitliynie-Pont ; au sud celles de Lycie-Pampliylie et de Cilicie : à l'intérieur celles de Galatie et de Cappadoce. On était encore loin de cette assiette, quand saint Paul, vers l'année 45^ commença d'évangéliser les juiveries et même les populations païennes de Cilicie^

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de Pamphylie, de Pisidie et de Lycaonie. Il est possible que, dans ses voyages ultérieurs, il ait fondé quelques communautés dans la Galatie proprement dite '. La première épître de saint Pierre suppose une prédication plus étendue : elle est adressée aux élus dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie. Un demi-siècle plus tard, les chrétiens étaient fort nombreux dans la province de Bithynie-Pont, qui s'étendait encore jusqu'au delà de l'Halys et comprenait l'importante échelle d'Amisos (Samsoun). C'est de cette ville que Pline, gouverneur de la province, adressa à l'empereur Trajan ce fameux rapport où il se plaint de ce que la propagande chrétienne ait envahi non seulement les villes, mais les bourgs et les localités de campagne, faisant le vide autour des temples et produisant la baisse sur les prix des victimes. Yers ce même temps Marcion, jeune encore, vivait à Sinope auprès de l'évêque son père. Sous Marc-Aurèle le faux prophète Alexandre fonda dans la ville d'Abonotique (Inéboli) le culte de Glycon, le dieu serpent, et son imposture, en dépit de Lucien et de ses pamphlets, atteignit bientôt un succès énorme. On voit, par ce qu'en dit le satirique, que les chrétiens étaient très nombreux dans cette partie

^ La Pisidie et la Lycaonie faisaient alors partie de la province de Galatie. Il n'est pas sûr que les Galates à qui fut adressée la célèbre épître aient été des Galates proprement dits, des habitants de l'ancien territoire celte. Rien n'empêche que cette dénomination ne désigne tout simplement les chrétientés de Lystres, Iconium, Antioche de Pisidie, etc., organisées par saint Paul au cours de sa première mission.

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du Pont. Alexandre les redoutait fort et les joignait aux épicuriens dans ses malédictions contre les profanes.

Denys de Corinthe écrivit aux fidèles de Nicomédie, agités, comme tant d'autres, par la propagande marcionite. Il répondit aussi à une consultation que deux chrétiens d'Amastris, Bacchylide et Elpiste, lui avaient fait parvenir. Sa réponse était adressée « à l'église d'Amastris avec celles du Pont » \ Il y traitait des sujets d'ordre pratique, du mariage, de la continence, de la réconciliation des pécheurs et des hérétiques. L'évêque d'Amastris est nommé dans la lettre : il s'appelait Palmas. Nous le retrouvons, vers 190, dans l'affaire de la Pâque. Les évêques du Pont adressèrent à ce propos au pape Victor une lettre où Palmas d'Amastris était nommé le premier, comme le plus ancien ^.

L'histoire d'Alexandre d'Abonotique est déjà propre à montrer combien il était aisé, en ces pays peu cultivés,

^ Tr l>C/4).r,GÎa ■:r. Trasiix^oûar, "AaacTp'.v ày-a -raî; xaTà FIo'vtûv. Eus., H. E., IV, 23.

2 Eus., H. E., Y, 23. — En ce temps-là, comme on le voit par Ptolémée, une partie notable du Pont avait été détachée de la province de Bithynie-Pont et rattachée à celle de Galatie. Amastris était, vers l'est, la dernière cité du Pont bithynien. Dans la province de Bithynie-Pont il y avait alors, pour le culte de Rome et d'Auguste, deux groupements des cités, deux y.oivâ, Pun pour la jDartie bithj-nienne, l'autre pour la partie pontique; le premier avait son centre à Nicomédie, l'autre à Amastris. Nicomédie devint une métropole ecclésiastique; il n'en fut pas de même d'Amastris. C'est à tort (Harnack. Die Mission, p. 473) que, du texte ci-dessus d'Eusèbe, on déduit qu'elle avait cette situation au IP siècle ; la préséance de Palmas est expliquée non par le lieu de son siège, mais par sa qualité de doyen d'âge ou d'ordination.

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d'agiter les esprits simples et de les porter aux excès religieux. La propagande montaniste y trouva bon accueil. Un moment l'église d'Ancyre se montra hésitante. Les évêques eux-mêmes avaient des visions et faisaient concurrence aux prophètes. On en cite ^ un qui, après avoir souvent prophétisé devant son peuple, finit par l'avertir que dans un an on verrait le «jour du Seigneur ». Les pauvres gens le crurent, cessèrent leurs travaux, vendirent leurs biens et ne pensèrent plus à marier leurs filles. Grand désarroi, comme on pense, quand l'échéance annoncée se fut passée sans amener le jugement général.

Un peu plus tard, au milieu des terreurs causées par des tremblements de terre et des persécutions, on vit apparaître en Cappadoce une prophétesse indigène qui déclara que les commotions du sol étaient un avertissement divin, qu'il fallait quitter la Cappadoce, pays désormais maudit, et émigrer en masse vers Jérusalem. Elle était chargée de conduire cet exode ; elle avait même le pouvoir de produire des tremblements de terre pour décider les hésitants. Ces folies trouvèrent large créance : on vit des caravanes s'organiser au milieu de l'hiver: la prophétesse marchait en tête, nu-pieds, suivie de ses fidèles, parmi lesquels il y avait un prêtre et un diacre de Césarée. Mais c'est elle-même qui présidait aux fonctions liturgiques, qui baptisait et consacrait

' Hippolyte, in Danielem, p. 232 Bonwetscli. Le siège de l'évêque n'est pas indiqué. Hippolyte dit seulement que la chose s'est passée dans le Pont.

rEucharistie. Cette émule de Maximille finit par rencontrer mi exorciste courageux, qui, plus lieureux que les évoques phrygiens, parvint à démasquer l'imposture.

Ces chrétientés, tout comme celles de l'Asie proprement dite, eurent à souffrir soit de l'application des lois prohibitives du christianisme, soit de persécutions locales. Les détails sont peu connus. Tertullien cependant ^ parle d'un légat de Cappadoce, L. Claudius Herminianus, dont la femme s'était convertie et qui s'en vengea en déployant beaucoup de rigueur contre les hdèles. Atteint d'une maladie contagieuse et déjà abandonné de ses gens : « Cachons cela, disait-il, de peur que les chrétiens ne chantent victoire » . Le mal faisant des progrès, le remords le prit tout-à-fait : il en vint à regretter les apostasies qu'il avait extorquées et mourut presque chrétien. Ce légat est vraisemblablement du temps de Sévère. On en connaît un autre, Serenianus, du temps de Maximin, dont les rigueurs déterminèrent beaucoup de chrétiens à quitter la Cappadoce ^. C'est de son temps que se produisit l'exode dirigé par la prophétesse.

En ces contrées les villes étaient fort peu nombreuses. La plus importante, Césarée de Cappadoce, était le quartier- général de l'armée qui veillait sur l'Arménie vassale et sur les débouchés du Caucase. Lisigniiiante sous les anciens rois — elle portait alors le nom de Maza3a — elle devint peu à peu l'une des plus grandes

^ Ad Scaj)., 3.

2 Firmilien, dans Cjpr. oj?., LXXV, 10.

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<îités de l'empire. Dans l'histoire chrétienne elle n'apparaît que vers l'an 200. Elle avait alors pour évêque Alexandre, homme instruit, formé au didascalée d'Alexandrie par Pantène et Clément. Jeté en prison sous Septime Sévère, il y demeura fort longtemps; Clément, chassé d'Alexandrie par la persécution, le suppléa avec succès. Alexandre finit par recouvrer sa liberté; mais le séjour à Césarée paraît lui avoir été rendu difficile '. Il se transporta en Palestine et finit par se fixer à Jérusalem, dans des circonstances qui seront rapportées plus loin.

A la génération suivante, le siège de Césarée était occupé par Firmilien, homme de naissance distinguée et, comme son prédécesseur, fort ami des docteurs alexandrins. Il était déjà évêque en 232 quand Origène, contraint de quitter Alexandrie, vint se fixer en Palestine. Firmilien l'invita à venir s'établir en Cappadoce «pour le bien des églises», et il y a lieu de croire qu'Origène séjourna, en effet, à Césarée, et assez longtemps, pendant la j)ei'sécution de Maximin^. Firmilien le vit aussi en Palestine. C'est vers ce temps-là que deux jeunes gens du Pont, deux frères, Théodore et Athénodore, issus d'une des plus nobles familles de leur

^ Eusèbe dit qu'il avait fait le voyage de Jérusalem pour prier et pour visiter les Lieux-Saints. Cette explication est sûrement insuffisante. Alexandre, après la persécution, avait autre •chose à faire que des pèlerinages. La facilité avec laquelle il .accepta de rester à Jérusalem, et cela comme évêque, semble bien indiqr.e.* qu'il lui était impossible de rentrer en Cappadoce.

2 Eus., VI, 27; s. JérôniB, De viris, 54; Palladius, i/is^. Ijaus. 147 (64, éd. Butler).

pays, passèrent au christianisme, sous l'influence de Fir milieu, semble-t-il, mais surtout d'Origène. Elevés d'une façon distinguée, et déjà initiés à la connaissance du latin, ils se proposaient de s'en servir pour étudier le droit romain à la célèbre école de Béryte, lorsque, leur beau-frère ayant été nommé assesseur du gouverneur de Palestine, ils suivirent leur sœur jusqu'à sa nouvelle résidence. Là ils rencontrèrent Origène, dont Firmilien doit leur avoir procuré la connaissance. Il réussit à les tourner vers les études philosophiques et bientôt à les convertir tout-à-fait. Pendant cinq ans (v. 240) ils suivirent son enseignement : puis ils reprirent le chemin du Pont. Toutefois, avant de partir, Théodore, qui s'appelait aussi Grégoire, crut devoir témoigner de sa reconnaissance envers le maître illustre par un discours public, prononcé devant lui: nous en avons encore le texte. Les affaires privées et municipales qui le rappelaient dans son pays ne l'empêchèrent pas de cultiver sa vie religieuse en une sorte de retraite. Il restait en correspondance avec Origène ^ C'est ainsi qu'il vivait, lorsque l'évêque d'Amasia, Phédime, le chargea de la mission de ISFéocésarée. Amasia était une ville considérable, de cette partie du Pont que l'on appelait Pont Galatique. Néocésarée, située beaucoup plus à l'est, dans le Pont Polémoniaque ''^, ne comptait qu'un très petit

ï Nous avons encore une lettre d'Origène à Grégoire, insérée dans le cli. 13 de la Philocalie.

2 Le Pont Galatique et le Pont Polémoniaque faisaient partie au IP et au III® siècle, de la province de Cappadoce.

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nombre de chrétiens K Athénodore, frère de Grégoire, fut pourvu, lui aussi, d'un évêché, et dans les mêmes conditions. Tout était à faire en ces régions écartées. Grégoire se mit à l'œuvre, évangélisa les villes et les campagnes, sachant se mettre, lui le grand seigneur et l'homme de haute culture, à la portée des plus humbles paysans. Il s'efforça même de les déranger le moins possible dans leurs habitudes religieuse», leur laissant les fêtes, les processions, les banquets sacrés, auxquels ils étaient accoutumés, et se contentant d'adapter ces formes extérieures au culte de Dieu et des martyrs. Les gens de Comana, ville peu éloignée de Néocésarée, ayant désiré avoir un évêque à eux, s'adressèrent à lui; il consacra leur premier pasteur, Alexandre ^.

Par ces détails, exceptionnellement conservés, nous avons un faible jour sur l'état des esprits et sur le progrès de l'Evangile dans les régions orientales de l'Asie- Mineure. Les églises organisées étaient assez nombreuses: elles sentirent de bonne heure le besoin de se concerter. Dès la fin du IL siècle, les réunions d'évêques ou conciles étaient fréquentes en Grèce et en Asie. Au IIP siècle cet usage s'implanta en Cappadoce et dans les régions voisines ; on tenait chaque année des conciles où se réglaient les affaires les plus graves, surtout les cas pénitentiels. Des circonstances extraordinaires

^ Au siècle suivant on racontait que Grégoire avait trouvé dix-sept chrétiens à Néocésarée et qu'il n'y laissa, à sa mort, que dix-sept païens.

^ Saint Alexandre le charbonnier.

donnaient lien à des réunions plus considérables. C'est ainsi que, dans les premiers temps de l'épiscopat de rirmilien, il se tint un grand concile à Iconium, où assistèrent les évêques de Cappadoce, de Gralatie, de Cilicie, et d'autres provinces encore. C'est là que l'on décida que les hérétiques convertis devaient être rebaptisés. Un autre concile, tenu vers le même temps à Synnada, dans la Phryrgie orientale, prit une détermination semblable \

La persécution de Dèce s'abattit sur ces contrées comme sur toutes les provinces de l'empire. Nous n'avons guère de détails, sinon que Grégoire, comme Cyprien de Carthage, se déroba par la fuite aux recherches des magistrats. Une partie de ses fidèles en fit autant. Une épreuve plus grave, ce furent les incursions des barbares, Borades ^ et Goths, qui, après le désastre de Dèce (251), désolèrent ces pays sans défense. L'invasion, maîtresse du bas Danube, débordait en Asie-Mineure par les détroits et s'étendait jusqu'à Ephèse et jusqu'à la Cappadoce. D'autres barbares arrivaient par mer, s'emparaient de Trébizonde et désolaient le pays voisin. Quand ils furent partis, ils laissèrent derrière eux beaucoup de ruines et aussi de multiples cas de conscience, que saint Grégoire eut à trancher ^. Les chrétiens du Pont qu'ils

^ Cf. ci-dessus, p. 423.

^ Les Bipâûî; de Grégoire {Ep. eau., 5) sont sans doute identiques aux Bjpavîî de Zosims, Hist., nova, I, 27, 31, 34.

^ C'est le sujet de sa célèbre épître canonique, un des plus anciens documents de la casuistique.

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avaient emraenés en captivité, puis relâoliés, avaient «crupule d'avoir mangé chez eux des choses profanes. Grégoire n'en avait cure, d'autant plus que ces barbares, assurait-on, n'avaient point sacrifié aux idoles et qu'ainsi leurs repas ne pouvaient avoir eu un caractère religieux. Des femmes honnêtes avaient subi des violences : il les console de son mieux et les rassure. D'autres n'avaient pas attendu les barbares pour avoir des aventures : il est pour elles plus rigoureux. Plus d'un chrétien s'était compensé de ses pertes en s'appropriant des objets volés par les Goths, et même des captifs emmenés par eux: Grégoire estime que de telles gens sont capables d'attirer le feu du ciel sur la contrée. Il y avait pire encore : on avait vu des fidèles se mettre au service des barbares, leur montrer le chemin, leur indiquer les maisons à piller, s'enrôler même parmi eux et s'associer à leurs méfaits, oubliant, dit l'évêque patriote, leur qualité de Pontiques et de chrétiens.

Ces détails peu édifiants donnent lieu de croire que les conversions si rapidement obtenues par Grégoire étaient encore un peu superficielles.

Ce saint évêque laissa une impression profonde. Ses miracles sont célèbres ; ils lui valurent les surnoms de Grand et de Thaumaturge. L'église de Néocésarée conservait au ly^ siècle un symbole qu'elle tenait de lui; il lui avait été révélé, à la demande de Marie, mère du Seigneur, par saint Jean l'évangéliste. Telle est, du moins, la tradition recueillie par Grégoire de Nysse, panégyriste du Thaumaturge. A n'en juger que sur les

textes, le symbole de Xéocésarée trahirait plutôt l'inspiration d'Origène. Il paraît bien, du reste, que, malgré ses miracles et ses occupations pastorales, Grégoire fit toujours honneur à l'éducation philosophique qu'il tenait du grand alexandrin. Certains ouvrages qu'on lui attribue, non sans fondement, en dehors de ceux dont il a été déjà question, témoignent de préoccupations d'ordre spéculatif ^

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