‹ Histoire ancienne de l'église (volume 3)Chapitre 5 sur 49 · ORIGINES DE L'ÉGLISE ROMAINE G · texte numérisé non relu

ORIGINES DE L'ÉGLISE ROMAINE G

Quoiqu'il en soit, quand les débris de la commnnauté romaine purent se rejoindre et se réorganiser, la jeune église se trouva consacrée par la haine de Néron, le sang des martyrs et le souvenir des deux plus grands apôtres. De leur vivant déjà elle était en grand renom parmi les fidèles du Christ. Paul, qui ménagea si peu ses Corinthiens et qui trouva tant de reproches à faire aux Galates et aux Asiatiques, n'eut pour les Romains que des éloges. La lettre qu'il leur écrivit et qui prit place en tête de son recueil épistolaire, est un hommage rendu à leurs vertus. Quant à Pierre, le fait d'avoir été ses derniers disciples immédiats constitua pour les Romains une prérogative importante. Au lendemain des scènes du Vatican commençait (66) la catastrophe de Jérusalem. Les chrétiens de la ville sainte n'échappèrent à la crise de leur nation qu'en se dispersant. On parla encore quelque temps d'une église de Jérusalem ; mais elle n'était plus à Jérusalem ; son nom ne représentait qu'une série de groupes éparpillés dans toute la Palestine, surtout à l'est du Jourdain, isolés des autres communautés chrétiennes, de plus en plus confinés dans leur parler sémitique et leur légalisme intransigeant. Le christianisme perdait son premier centre, juste au moment où l'église de E-ome se trouvait mûre pour la succession. La capitale de l'empire devint bientôt la métropole de tous les chrétiens.

DucHESNE. ITist. cinc. de l'Egl. - T. I.

CHAPITEE YI.

Les premières hérésies.

La curiosité religieuse et la spéciûation chez les ijremiers chrétiens. — Epîtres Rux Ephésiens et aux Colossiens. — Les semeurs de doctrines. — Judaïsme transcendant. — La christologie de saint Paul. — L'hérésie dans les Pastorales, dans l'Ai^ocalypse. — Nicolaïtes et Cérinthiens. — L'hérésie dans les lettres de saint Ignace.

On Yoit par les premières épîtres de saint Paul avec quelle liberté s'exerçait alors la propagande évangélique. Les missionnaires allaient où l'Esprit les poussait, tantôt en des pays où l'Evangile n'avait pas encore été prêché, tantôt en des endroits où des communautés chrétiennes existaient déjà. De ceci Paul s'abstenait : il s'était fait une règle de ne point semer dans le champ des autres: s'il fit un assez long séjour à Rome, ce fut contre sa volonté. Mais tout le monde n'avait pas le même scrupule. De là des conflits de personnes, d'autorités, même d'enseignements. La doctrine inculquée d'abord était naturellement très simple; elle s'encadrait^ comme j'ai essaj^é de le montrer, dans l'éducation religieuse Israélite. Mais la ferveur des premiers chrétiensétait trop intense pour demeurer inactive. Dans l'ordre de la connaissance elle se traduisait par une incessante avidité de savoir. Le retour du Christ, sa date, ses conditions et conséquences, la forme, la durée et presque

la topograpliie de son royaume, tout cela excitait au plus haut degré la curiosité et produisait cette tension d'esprit dont témoignent les lettres aux Thessaloniciens. Quand on avait fini de disserter sur les obligations légales et sur les rapports entre le vieil Israël et la jeune Eglise, la personne du fondateur faisait, de son côté, travailler les esprits. Dans quelles conditions avait-il préexisté à son apparition en ce monde? Comment le classer dans le personnel céleste? En quels rapports avait-il été, se trouvait-il présentement, avec les puissances mystérieuses que la tradition biblique, dans une certaine mesure, mais surtout les spéculations des écoles juives interposaient entre notre monde et l'Etre infiniment parfait?

Sur ces points et sur bien d'autres il pouvait y avoir lieu à des explications, qui venaient s'ajouter, se superposer au fond premier de l'évangélisation. C'est ce que saint Paul appelle la surédification (è-oi/.o^oy//;), de laquelle procède une connaissance supérieure (à-r.'vojG-i;). Il admet ce progrès dans l'instruction religieuse ; il y travaille même très efficacement. Mais il ne se dissimule pas qu'il y a plusieurs manières de développer l'enseignement premier, et que, sous prétexte de le compléter, on peut fort bien le pervertir ^

C'est ce qui arriva dans ses chrétientés d'Asie: nous en avons le témoignage dans les lettres qu'il leur écrivit de sa captivité romaine. Je veux parler des épîtres aux

» / Cor., III, 11-16.

Ephésiens et aux Colossiens. La première paraît avoir été une sorte de circulaire, dont des exemplaires furent adressés à diverses communautés. Elle ne présente aucun trait local. Il n'en est pas de même de l'épître aux Colossiens, dont les destinataires sont bien déterminés. Un court billet s'y trouve joint, l'épître à Philémon.

Avec ces lettres nous sommes transporté à la lisière entre le pays phrygien et les anciennes régions de Lydie et de Carie. Hiérapolis, Laodicée, Colosses, trois villes importantes, s'élevaient de ce côté, à peu de distance l'une de l'autre, dans la vallée du Lycus. Paul n'avait pas évangélisé en personne cette partie de la province d'Asie ; cependant on le reconnaissait pour maître spirituel. Sans doute il avait envoyé là quelqu'un de ses auxiliaires. Dans sa captivité il reçut la visite d'Epaphras, l'un des principaux chefs religieux de la région, qui le renseigna sur la situation intérieure de ces communautés. Paul se décida à écrire les deux lettres dont j'ai parlé et dont je vais extraire les passages propres à renseigner sur la crise doctrinale qui travaillait les esprits des chrétiens asiatiques.

Coloss. I, 15-20: « Il (Jésus- Christ) est l'image de Dieu » invisible, le premier-né de toute création, car par lui ^ » a été créé tout ce qui existe au ciel et sur la terre, » les choses visibles et les choses invisibles, même les » Trônes, les Dominations, les Principes, les Puissances ^,

1 'Ev aÙTw, sémitisme.

» tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant tout » et tout se tient ^ en lui. Il est la tête du corps, de » l'Eglise. Il est le principe et le premier né des morts, » afin qu'en tout il occupe le premier rang; car en lui » il a plu (à Dieu) de faire habiter toute plénitude ^. » (Dieu) a voulu réconcilier tous les êtres par le sang » de sa croix, par lui-même, tout ce que la terre et le » ciel renferment » .

Coloss. II : « Je veux que vous sachiez quelles an- » goisses j'éprouve à votre sujet et au sujet de ceux » de Laodicée et de tous ceux qui ne m'ont pas vu en » personne. Je voudrais consoler vos cœurs, les fortifier « dans l'amour et les doter de toutes les richesses de » la pleine intelligence, les amener à une pénétration » plus haute ^ du mystère de Dieu, c'est-à-dire du Christ, » en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et » de la science ^ Je vous dis ces choses afin que per- » sonne ne vous de'tourne du vrai chemin par des paroles » walencontreusement persuasives; car si je suis absent » de corps, par mon esprit au moins je suis avec vous, » me réjouissant de vous voir dans l'ordre et la solidité » de votre foi au Christ. Comme vous avez reçu Jésus- » Christ, ainsi demeurez en lui, enracinés, solidement » bâtis, aÔermis dans la foi telle qu'on vous l'a enseignée^ » abondant en elle d'un cœur reconnaissant. Prenez

* TD.Tpuaa.

* Xccpia; y.ai 'yvcÔcjo);.

» garde qu'on ne vous trompe avec de la pliilosophie et de » vains mensonges dérivés de la tradition des hommes, » conformes aux éléments du monde, non à Jésus-Christ,

» Car c'est en lui qu'habite corporellement toute la pléni- » tude de la divinité: en lui vous jouissez de cette pléni- » tude: il est la tête de tout Principe et de toute Puis- » sance \: en lui vous avez été circoncis d'une circon- » cision qui n'est pas de main d'homme; vous avez » dépouillé votre chair corporelle par cette circoncision » du Christ: vous avez été ensevelis avec lui dans le » baptême : avec lui vous êtes ressuscites par la foi à la » puissance de Dieu qui l'a ressuscité, lui, d'entre les » morts. Tous étiez morts par vos péchés et votre incir- » concision corporelle: il vous a vivifiés avec lui-même, » vous remettant tous vos péchés. Il a effacé le décret » de notre condamnation: il l'a supprimé en l'attachant » à la croix: il a vaincu les Principes et les Puissances; » il a montré hardiment leur faiblesse par son triomphe » sur eux » .

« Que personne ne vous critique au sujet du manger » et du boire, des fêtes, des néoménies. des ,sahbats. Tout » cela c'est l'ombre de l'avenir: de cet avenir qui, devenu » présent, appartient à Jésus-Christ. Que personne ne » condamne vos efforts, ne vous abaisse ^ dans le cidte » des anges, ne vous en impose par ses visions, enflés » que sont ces gens-là par le vain orgueil de la chair.

^ 0î'Xwv iv TaTTcivocppoG'jvr -/.ai 9pra/,ëia twv à"^'^îXc«)Vj a ii^y.'/.Z't Èa|3aTc'Jwv {]^ar. à [j.r, âopaîttN).

» Ih ne se tiennent pas à la tête, à laquelle tout le corps » est relié' et (jui en tire sa vie et sa croissance selon » Dieu. Avec le Christ vous êtes morts aux éléments » du monde. Pourquoi alors, comme si vous viviez dans » le monde, venez-vous dogmatiser ainsi : Xe prenez pas, » ne mangez pas, ne touchez même pas à ces choses dont » l'usage souille, car il est abusif. Ce sont là des précejDtes » et des enseignements humains, qui ont sans doute une » apparence de raison dans leur système de superstition, » d'abaissement de l'esprit et de sévérité envers la chair, » mais -au fond rien d'honorable, rien qui ne tende à » la satisfaction de la chair».

De ces textes on déduit que les adversaires combattus par saint Paul cherchaient à introduire: 1^ des observances de fêtes, de néoménies, de sabbats: 2° des abstinences de certains aliments et des pratiques d'humiliation: 3" mi culte des anges. Peuj:-être était-il encore question de la circoncision (II, 11), qui semble être visée par le terme d'humiliation. Tout ceci a un aspect assez judaïque, mais nous ne sommes plus dans la controverse de l'épître aux Galates. Il ne s'agit plus de l'opposition entre la Foi et la Loi, mais de rites spéciaux, coordonnés à des doctrines particulières, que l'on songe à établir au dessus du fondement de Ja prédication apostolique.

Derrière ces observances apparaît un dogmatisme spécial, dont le trait prédominant est une importance excessive donnée aux anges ^ Saint Paul n'entre pas dans le

^ Les Esséniens attribuaient une vertu particulière à la connaissance des noms des anges (Josèphe, Bell. Jiid., II, 8, l).j

72 CHAPITRE YI.

détail; il expose plutôt sa doctrine qu'il n'analyse celle de ses adversaires. Mais l'insistance avec laquelle il affirme que tout a été créé par et pour Jésus-Christ, qu'il a la première place dans l'œuvre de la création et dans celle de la rédemption, montre bien que les docteurs de Colosses avaient cherché à diminuer le rôle du Sauveur dans l'esprit des fidèles de Phrygie. Nous verrons plus tard des systèmes hérétiques opposer les anges à Dieu, leur attribuer la création du monde et la responsabilité du mal, tant moral que physique. Ici les rapports de Dieu et des anges sont tout différents. Les anges ne sont pas les ennemis de Dieu, puisqu'on leur rend un culte et qu'on a besoin d'eux pour compléter l'œuvre du salut, laissée inachevée par le Christ. Cependant ces intermédiaires entre Dieu et le monde, ces distinctions d'aliments, ces abaissements de la chair,, sont des traits qui permettent de rattacher aux gnoses judaïsantes que nous verrons bientôt apparaître les fausses

ils pratiquaient aussi diverses abstinences. Quoique leur institution eût un caractère local, il y avait pourtant des Esséniens en dehors d'Engaddi, répandus dans les villes et vivant au milieu des autres juifs, tout en maintenant leurs propres observances. Le culte des anges reparut en Asie au IV® siècle, et précisément aux environs du Lycms. Le fameux sanctuaire de saint Michel à Khonae, près de l'ancienne Colosses (Bonnet, Narratio de miractilo a Michaele Archangelo Chonis patrato; cf. Bull, critique, 1890, p. 441) peut remonter à ce temps-là. Le concile de Laodicée (can. 35) signale des coteries religieusse qui tenaient des assemblées en l'honneur des anges et les invoquaient par leurs noms. En dehors des trois anges que mentionne la Bible, les juifs en connaissaient beaucoup d'autres, Uriel, Jérémiel, etc.

doctrines que saint Paul dut extirper de l'église de Colosses K

Telle est l'à-iYvojTi; inculquée par l'apôtre. Le progrès dans la foi objective est le progrès de la conception du Christ. On peut remarquer que les expressions eniployées dans ces épîtres ne visent pas les rapports entre le Christ et son Père céleste. Le mot de Verbe n'est pas prononcé. Paul n'en a pas besoin, car il ne se préoccupe que des rapports du Christ et des créatures. On prétend l'abaisser au rang des anges: il le relève au dessus de toute créature, et ce n'est pas seulement la première place qu'il lui donne: il fait de lui la raison d'être, la fin, l'auteur même de la création.

A cette haute conception du Christ se rattache la théorie de l'Eglise ^. L'Eglise est l'ensemble des êtres auxquels est appliquée l'œuvre du salut. Cette application est faite par Dieu aux hommes de toute origine. Grecs, Juifs, Barbares, Scythes, esclaves, hommes libres, et cela par un don gratuit. L'Eglise ainsi recrutée tient tout de Jésus-Christ : il en est la raison d'être, le principe vital, la tête, le chef. Il est descendu du ciel pour la constituer, en opérant sur la croix l'œuvre du salut ;

^ On prétend quelquefois que saint Paul a en vue ici des hérésies gnostiques, parce qu'il parle d'éons et de plérôme. Mais c'est Paul lui-même, non ses adversaires, qui emploie ces termes, et cela en des sens diiférents de oeux qu'ils auront chez les Valentiniens. Ce sont les Gnostiques qui ont emprunté ces mots à saint Paul, tout comme ils ont pris à saint Jean ceux de Logos, Zoé, etc.

2 Ejyh., lY; cf. Col., III, 11.

remonté au ciel, il opère en elle la propagation et la perfection de son œuvre. Il a institué dans son sein les différents degrés du ministère ecclésiastique, les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pastours, les docteurs, en vue de l'adaptation des saints à l'œuvre commune, à l'édifice sacré qui est le corps du Christ. Sous l'effort du Christ, transmis par ces instruments, nous croissons tous dans une même foi, une même science (èTûtyvojgi;), foi et science dont l'objet est toujours le Fils de IJieu, et nous arrivons à l'accomplissement de notre vocation, à cet âge d'homme qui est la possession du Christ dans toute sa plénitude.

Ainsi, dans l'Eglise, toute vie doctrinale vient de Jésus-Christ, tout progrès en science procède de lui et tend à une connaissance plus parfaite de lui et de ce plérôme, de cette plénitude divine qui habite en lui. Toute la vie chrétienne va de lui à lui. Cette forte pensée trouvera plus tard une image dans l'A et Vis) de saint Jean.

Le danger qui menace cette croissance doctrinale, ce sont les v^ains enseignements des faux docteurs, variables comme le vent et les hasards du jeu, procédant de la malice humaine et conduisant artificieusement à l'erreur les esprits encore mal assis dans la vraie foi ^ Paul laisse même entendre que ces systèmes étrangers à l'enseignement traditiomiel aboutissent à la justification de la corruption charnelle.

1 Eph., IV, 17-24.

LES PREMIÈRES HÉRÉSIES iD

La suite des événements ne justifia que trop les appréhensions de l'apôtre. Les documents dont nous disposons pour apprécier ces premiers stades de l'hérésie nous transportent, il est vrai, assez loin du temps où saint Paul écrivait aux Colossiens; ils sont du reste plutôt polémiques que descriptifs. Mais il en résulte clairement que, longtemps même avant l'apparition des fameuses écoles gnostiques sous le règne d'Hadrien, des enseignements analogues aux leurs s'insinuaient un peu partout, divisant les fidèles, pervertissant l'Evangile, et tendant à le transformer en une sorte de justification des faiblesses humaines.

Telle est la situation qui se révèle dans les lettres dites Pastorales, dont deux, adressées à Timothée, semblent viser une situation asiatique. Les prêcheurs d'hérésie n'y sont plus indéterminés, comme dans l'épître aux Colossiens: leurs noms sont indiqués: Hyménée, Philète, Alexandre. Ils se posent en docteurs de la loi {^(jfj.o^i^oLG'/.y.'koi): leurs enseignements sont des fables judaïques: ils s'adressent aux esprits faibles, curieux, tourmentés de la démangeaison d'apprendre, aux femmes en particulier, les occupant de questions sottes autant que subtiles, de mythes, de généalogies interminables. Dans la pratique on inculque l'aversion pour le mariage et pour certains aliments. Quant à la résurrection, elle est déjà faite, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'une résurrection morale. En dehors du danger que la foi court dans les entretiens avec ce^s prétendus docteurs, il y a là une «ource de querelles où s'usent les liens de la charité.

Les Pastorales nous représentent saint Paul afiligé de constater tant d'ivraie dans sa moisson apostolique. En d'autres documents des hérésies et de la sollicitude qu'elles excitaient chez les chefs de l'Eglise, ce n'est plus seulement la tristesse qui se révèle, c'est l'indignation: ainsi, dans la lettre de saint Jude, dans la seconde épître de saint Pierre, dans l'Apocalypse de saint Jean. Les hérétiques sont dénoncés comme des théoriciens d'immoralité, qui mettent la grâce de Dieu^ l'Evangile, au service de la luxure; les plus terribles châtiments leur sont réservés par la justice divine. Ici encore il est question de mythes subtils, habilement combinés: d'autres détails sont réprouvés, mais avec plus d'énergie que de clarté.

Saint Jean aussi, dans les sept lettres par lesquelles s'ouvre l'Apocalypse, se montre fort irrité. Dans les églises d'Asie sévit une propagande à conséquences immorales. Elle autorise la fornication et les viandes provenant des sacrifices païens. L'enseignement sur lequel se greffe cette morale relâchée n'est décrit nulle part : il est caractérisé par un terme énergique: les profondeurs de Satan. Les faux docteurs se disent apôtres et ne le sont pas, se prétendent juifs et ne sont que la synagogue du démon. Par deux fois ^ ils sont désignés : ce sont des Nicolaïtes.

Ce n'est sûrement pas avec de tels renseignements que l'on peut se faire une idée des erreurs propagées

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