‹ Histoire ancienne de l'EgliseChapitre 11 sur 26 · F. C. III · texte numérisé non relu

F. C. III

C'était l'orateur indiqué pour les grandes circonstances, pour les dédicaces solennelles, pour les panégyriques impériaux. C'est encore à lui que l'empereur s'adressait quand il avait besoin d'exemplaires de la Bible, bien copiés et bien corrects. Il lui en demanda un jour cinquante à la fois, pour les églises de Constantinople '.

Hautement estimé du prince, il n'était pas en reste avec lui et ne se dissimulait guère son enthousiasme. On le lui a beaucoup reproché, bien à tort, car c'était un enthousiasme sincère et désintéressé. La situation d'Eusèbe était faite dès avant Constantin et celui-ci n'y ajouta que sa considération personnelle. L'empereur ne mit jamais les pieds en Palestine. On ne voit pas qu'Eusébe ait approché de lui en d'autres occasions que celles du concile de Nicée (325) et des tricennales (335). Gésarée était loin de Nicomédie et l'évèque n'était plus d'âge à se mettre à tout propos sur les chemins.

Les années qui suivirent le concile de Nicée furent assez tristes pour lui. 11 digérait mal sa déconvenue, et, à vrai dire, il n'était pas le seul à goûter médiocrement le nouveau symbole. L'homoousios imposé par les Romains n'avait guère de partisans en Orient, si ce n'est dans les rangs des sabelliens ou des personnes suspectes de sabelliser. En Egypte, il avait un sens très clair ; il signifiait que les Ariens, qui n'en voulaient pas, étaient des hérétiques ; en dehors de cela les explications (lue l'on en donnait ne brillaient pas par leur

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