AVANT-PROPOS IX
contient aussi plus d'une pièce authentique et intéressante. Enfin, en 367, alors qu'il était dans sa quarantième année d'cpiscopat, il fit établir une sorte de récit des vicissitudes par lesquelles l'église d'Alexandrie avait passé depuis la grande persécution. Des pièces de haut intérêt y furent insérées. Ce recueil ne s'est pas conservé en grec, mais, dans une collection canonique, connue sous le nom de « Collection du diacre Théodose », il nous reste d'importants fragments d'une traduction latine '.
Athanase, du reste, n'avait pas été le premier et ne fut pas le seul à recueillir ainsi les documents. Dès avant le concile de Nicée, Arius et Alexandre avaient réuni les lettres de leurs adhérents respectifs et s'en étaient servis pour leur polémique. Au déclin du iv- siècle, Sabinus, évêque d'Héraclée poui' la confession « macédonienne », avait aussi formé un i^ecueil (^ovaytoyrj) de documents conciliaires, à un tout autre point de vue qu'Athanase.
Socrate connut ce recueil et aussi les autres. Il cite ouvertement Sabinus. Sozomène, qui réédita Socrate en le complétant, ne se borna pas à reproduire ses emprunts -, Il pint lui-même con-
* Ci-dessous, p. 1G7.
- Geppert (/. c.) a fait le relevé do ce que Socrate doit à Sa-