‹ Histoire ancienne de l'EgliseChapitre 6 sur 26 · IX · texte numérisé non relu

IX

- C. /• L., t. III, n» 12132, trouvée à Arycanda en Lycie. La pétition est adressée, suivant le protocole, aux trois empereurs légitimes, Maximin, Constantin et Licinius. Toutefois le nom de Constantin n'a pas été reproduit sur le marljre ; on a laissé la place en blanc.

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Oii se bornait à interdire les réunions dans les cimetières et la reconstruction des églises K Le gouvernement ne prétendait pas que l'on poursuivît qui que ce fût pour le simple fait d'être chrétien. Constantin, du reste, intervenait par ses lettres et s'efforçait de refréner les intempérances de son collègue oriental. Mais dans la disposition d'esprit où se trouvait celui-ci, on pense bien qu'il lui était aisé de trouver des prétextes pour se débarrasser des chrétiens gênants. C'est ainsi que périt l'évêque d'Enièse, Silvain, jeté aux bétes avec deux compagnons ; Pierre, évêque d'Alexandrie, fut décapité sans forme de procès; quelques évêques égyptiens furent traités de la même façon. Lucien, le célèbre prêtre d'Antioche, retiré à Nicomédie, y fut arrêté, et, en dépit de la défense éloquente qu'il prononça, exécuté dans la prison.

Tel fut le régime auquel les églises d'Asie-Mineure, d'Orient et d'Egypte furent soumises pendant les deux années que pesa sur elles la tyrannie de Maxim.in. A ces misères se joignirent encore, en Syrie au moins, le fléau de la famine et celui des maladies contagieuses. Eusèbe nous a laissé - à ce sujet des détails émouvants. Les chrétiens, autour de lui, se signalèrent alors par leur charité envers les affamés et les malades, sans distinction de religion, ainsi que par leur zèle à enterrer les

1 Sur ce point les instructions de Maxiiiiin au préfet du prétoire Sal)inus étaient restées en decjàde l'édit, car celui-ci permettait aux chrétiens de componere conventicula sua.

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