‹ Histoire ancienne de l'OrientChapitre 16 sur 47 · Isaïe, cliap. x · texte numérisé non relu

Isaïe, cliap. x

2. On a retrouvé dans l’Ile de Chypre une stèle portant une inscription do Sargon; ce gionument, connu sous le nom de stèle de Larnaca, est en ce moment au musée de Berlin.

3. Nous ne rappelons ici que les principales expéditions du roi Sargon, celles qui eurent pour théâtre des contrées dont les noms nous sont parïaitcineul connus. Nous laissons de côté, comme nous l’avons fait précédemment,

« Jaoubid d’Hamath n’était pas le légitime maître du trône. Il excita contre moi les villes d’Arpad, de Simyra, de Damas, de Samarie et se prépara à la bataille. J’emmenai toutes les troupes du dieu Assour; j’assiégeai dans la ville de Karkar, qui s’était déclarée pour le rebelle, lui et ses guerriers ; j’occupai Karkar et je la réduisis en cendre. Je le pris lui-même, je lui fis arracher la peau *, et je tuai les chefs des émeutiers dans chacune des villes et j’en ai fait un lieu de désolation.

« Tant qu’Iranzou de Van vivait, il était soumis et dévoué à mon empire, mais le sort l’enleva. Ses sujets placèrent son fils Aza sur le trône. Ursa l’Arménien intrigua avec les peuples du mont Mildis, de Zikarta, avec les grands de Van et les entraîna à la défection. Ils abandonnèrent le corps de leur maître Aza sur les sommets des montagnes. Ullousoun de Van, son frère, qu’ils avaient mis sur la trône, s’inclina vers Ursa et lui donna vingt-deux places fortes avec leurs garnisons. Dans la colère de mon cœur, je comptai les armées du dieu Assour, et je m’avançai pour attaquer ce pays. Ullousoun de Van sortit avec ses troupes et se tint, en lien sûr, dans les ravins des hautes montagnes. J’occupai Yzirti, la ville de sa royauté, et les villes d’Yzibia, d’Armit, ses redoutables forteresses; je les réduisis en cendres; je tirai tout ce qui appartenait à Ursa l’Arménien; je pris de ma main deux cent cinquante membres de sa famille, j’occupai cinquante-cinq villes murées, et je les réduisis en cendres. Les vingt-deux villes fortes d’ Ullousoun qu’Ursa avait prises, je les incorporai à l’Assyrie. Puis j’ai pris Sagadatti du mont Mildis, et je lui fis arracher la peau. »

Après avoir guerroyé pendant plusieurs années sur les frontières de la Médie, de l’Albanie dans les montagnes de la Gilicie, Sargon porte ses armes à l’ouest. « Azouri, roi d’Adsod, dit-il, s’obstinait à ne plus payer tribut à Assour, et il envoyait partout des messages qui m’étaient hostiles. Je

les entreprises que ce roi dirigea contre un certain nombre de tribus dont ii a été impossible de déterminer la position géographique.

<. Dans l’inscription dite des barils. Sargon revient sur ce roi Jacoubid el dit : « Je le torturai et l'écorchai comme un tronc d’arbre. »

LES ASSYRIENS

marchai contre lui avec mes guerriers qui ne se séparaient pas des vestiges de mes sandales; j’assiégeai, je pris Asdod; j’enlevai comme captifs ses dieux, sa femme, ses filles, ses fils, le contenu de son palais avec les habitants de son pays. Je rebâtis de nouveau ses villes, et j’y plaçai les hommes que mon bras avait conquis sur les pays du soleil levant; je mis au-dessus d’eux mon lieutenant pour les gouverner et je les traitai comme des Assyriens.

« Le roi de Méroé demeure dans un pays désert

Depuis les jours les plus reculés, ses pères n’a-

vrient pas envoyé d’ambassadeurs aux rois , mes ancêtres, pour demander paix et amitié. Mais la terreur immense qu’inspirait ma majesté le fléchit; il reconnut la grandeùr de Ninive, dirigea ses pas vers l’Assyrie et se prosterna devant moi1.

« Mérodach Baladan , fils de Yakim, roi de Chaldée, ne respectâit pas la mémoire des dieux; il se fia à la mer. Il s’était adjoint pour l’assister Khoumbanigas, roi d’Êlam. Il avait excité contre moi toutes les tribus nomades. Il se prépara à une bataille et se porta en avant. En l’honneur du dieu Assour, le père des dieux, j’éveillai mon courage, je disposai mon armée en bataille, je séparai complètement de lui ses alliés, je remplis d’une terreur mortelle les rangs des insurgés. Lui, abandonna dans sa tente les insignes de la royauté, le trône en or, le parasol en or, le sceptre en or, le char en argent; clandestinement il se sauva. J’assiégeai, j'occupai Hisir Yakim, la ville de sa puissance, je la réduisis en cendre et je détruisis ses murs antiques.

« Les sept rois du pays de Yanagi, du pays de Jatnan * qui, à sept jours de navigation, au milieu de la mer du soleil couchant, ont établi leur demeure, et dont personne, parmi les rois mes pères, n’avait entendu prononcer le nom, avaient

1. Comparez Isaïe, chap. xx, I. « Cette année-lâ, le Seigneur parla à Isaïe, (Ils d’Amos, et lui dit : « Le roi des Assyriens emmènera d’Egypte et d’Éthio- « pie une foule de captifs et de prisonniers de guerre jeunes et vieux, nus et a sans souliers.... et les incrédules seront saisis de crainte, et ils rougiront * d’avoir fondé leur* espérances sur l'Éthiopie et leur gloire sur l’Égypte, u

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