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Caractères cunéiformes.
pourra bientôt pénétrer les mystérieuses profondeurs de l’histoire assyrienne.
On sait que c’est sur l’emplacement d’un pauvre petit village, nommé Kborsabad, qu’a été faite , par le consul de .France, M. Botta, la première découverte d’un ancien pa-
4. On appelle caractères cunéiformes , ou ressemblant i un clou, les signes écrits qu'on a retrouvés dans de nombreuses inscriptions à Ninive, Babylone, Persépolis, Van, etc. Celle écriture se lit de gauche i droite. On en distingue, dit M. Vaïsse, plusieurs systèmes. Le plus compliqué est celui des briques et des cylindres gravés de Babylone; ensuite viennent les inscriptions de Khorsabad et de Yan; enfin les inscriptions trilingues de Persépolis, d’Hamadan ou Bcbatane et de Bisoutoun. Ce système d’écriture se compose de GOO signes que MM. Burnouf, de Saulcy et Botta essayent en ce moment d’interpréter. Déjà MM. Burnouf et Lassen ont déterminé la valeur de 33 signes du système persan, c'est-à-dire la presque totalité; aussi le major anglais Rawlmson, qui a fait faire un grand pas à celte étude, a-t-il pu lire plusieurs de ces inscriptions. On trouvera plus loin, chap. îx, la traduction de la plus importante de celles qui ont été recueillies. La lecture de ces inscriptions est un grand triomphe de la science moderne. Quant à l’alphabet, voyez ci-dessous celui que donne M. Léon Vaïsse dans VEnerclooidie moderne.
LES ASSYRIENS
lais de Ninive. Celte découverte en amena d’autres S et nous connaissons maintenant un art dont on ne soupçonnait ni l’existence, ni la grandeur. Nous savons aussi à quelle époque furent élevés ces monuments, et les inscriptions nous ont appris qu’il faut en rapporter la fondation à la seconde période de l’histoire de Ninive, et au second empire assyrien. Ce furent les Sargon, les Sennachérib, les Sardanapale qui élevèrent ces palais. Ils employèrent à ces constructions gigantesques les immenses ressources que de grandes conquêtes avaient mises à leur disposition, et les innombrables captifs qu’ils avaient amenés à Ninive.
En général, les Assyriens avaient l’habitude d’élever des tertres considérables ou collines factices qui servaient de plate-forme aux temples, aux palais, aux villes qu’ils Construisaient. On a vu que Sémiramis érigea souvent de ces collines. Ninive était presque entièrement bâtie sur des éminences artificielles, qui s’étendaient sur une ligne immense. Ses murs avaient quatre cent quatre-vingts stades de circuit, au dire de Gtésias, qui parlait comme témoin oculaire; ils étaient construits, à l’extérieur, de briques séchées au soleil ; l’intérieur se composait de terres rapportées, ce qui explique comment, quand ce revêtement en briques fut enlevé, cette masse de terre mal cimentée s’éboula et se confondit avec le sol. Cette vaste enceinte présentait la forme d’un quadrilatère; elle se reconnaît encore sous la forme d’éminences consécutives, éparses dans la plaine.
Quant au monument découvert à Khorsabad, il se compose de quatre grands bâtiments distincts, formant une même habitation royale, élevés sur une terrasse commune et présentant la forme rectangulaire . Les nombreuses salles , grandes ou petites, dont on a retrouvé les vestiges dans l’intérieur, afiectent la même forme, qui paraît avoir été un des caractères essentiels de l’architecture assyrienne. De vastes cours ou esplanades, comprises entre les bâti-