CHAPITRE IX
§ 1. — nabopolâssâr (625 a 604 av. j.-c.)
La civilisation cbaldéo-assyrienoe avait pris naissance dans la basse Blésopotamie; c'est dans ce pays favorisé par la nature qu'elle avait grandi et s'était épanouie ; c'est de là qu'elle avait rayonné sur l'Asie antérieure, imposant à tous les peuples son luxe, sa science et ses lois. C'est aussi là qu'elle vint mourir, et Babylone fut sa tombe après avoir été son berceau. Nous avons assisté, au début de cette histoire, aux drames variés et presque toujours sanglants qui se sont déroulés, à l'époque primitive, dans les plaines de la Chaldée, et dont les inscriptions cunéiformes commencent à nous révéler les principales péripéties. Nous avons vu s'effondrer la grande monarchie semi-légendaire de Nemrod, pour faire place à une infinité de petits royaumes rivaux et jaloux; l'invasion des Élamites, celle des Cosséens, puis celle des Egyptiens; témoins du terrible duel de Babylone et de Ninive, nous avons assisté au triomphe chèrement acheté de cette dernière. Vaincue et domptée^ Babylone fait encore trembler sa rivale qui se voit contrainte de lui accorder une sorte d'autonomie en laissant à ses gouverneurs le titre de roi. Si même on s'en rapportait à la légende grecque, la vieille cité chaldéenne aurait repris sa revanche dès l'an 788 avant notre ère, et son roi Bélésys se serait joint, ainsi que nous l'avons raconté, à l'insurrection du Mède Arbace et du Susien Sutruk-Nahunta, contre Sardanapale. Mais il est prouvé aujourd'hui, que ce récit n'est qu'un conte, et que Ninive, bien qu'affaiblie, ne succomba sous les coups d'aucun ennemi. C'est ce Bélésys des Grecs que des historiens ont voulu assimiler au roi Phul, que la Bible donne comme l'un des plud terribles envahisseurs du royaume d'Israël, et dont le nom n'a cepen^ dant pas encore été retrouvé dans l'es textes cunéiformes* Ce serait^
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L EMPIRE CHALDEEN
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