‹ Histoire ancienne de l'Orient [Texto impreso]Chapitre 68 sur 98 · FIN DU RÈGNE DE NABUCHODONOSOR · texte numérisé non relu

FIN DU RÈGNE DE NABUCHODONOSOR

Hammurabi, mais qui, avec le temps, s'était si bien obstrué que cette réparation fut considérée par les historiens comme une véritable création. Il fit creuser un lac immense au-dessous de Sippara, pour servir de réservoir à Tarrosement de la plaine. Enfin il assura la navigation du golfe Perslque en créant à Tembouchure du fleuve un vaste port à Térédon.

A la fois pontife et roi, Nabuchodonosor se montre particulièrement pieux envers le dieu Marduk, et à la suite du récit des embellissements de Babylonc,iI lui adresse cette prière : « OMarduk, toi qui commandes aux autres dieux, prince tout-puissant, c'est toi qui m'as créé; c'est toi qui m'as confié la royauté sur les légions des hommes. J'ai veillé sur tes villes saintes comme sur des vies qui me seraient chères, et dans aucun pays du monde il n'existe une ville comparable à Babylone. Eh bien, de même que j'ai eu à cœur l'exaltation de ta souveraineté et que j'ai propagé ton culte, sois attentif à l'élévation de mes mains; exauce ma prière. C'est moi qui suis le roi restaurateur, moi qui te porte la joie au cœur, moi qui suis le pontife constructeur, moi qui embellis toutes les villes saintes. Que par ta grâce, ô miséricordieux Marduk, le palais que j'ai bâti atteigne la vétusté et qu'il soit stable longtemps. Que moi-même en l'habitant, j'atteigne à la vieillesse, que j'y aie une nombreuse postérité; que j'y reçoive les tributs considérables des rois de toutes les régions de la terre; que depuis l'horizon jusqu'au zénith, que partout où luit le soleil, je n'aie pas d'ennemi, et que je n'y trouve pas de faute à punir; enfin que ma postérité règne à tout jamais sur l'humanité. »

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